lundi 17 septembre 2012

Le commandant Awaté Hodabalo intimide les militants actifs de l’opposition dans la préfecture de l’Oti.


« Nous vous interdisons de contacter un traditionnel sans notre aval. Ces chefs sont à notre service. Vos lettres ne portent pas l’insigne d’un parti politique ; c’est pour semer du désordre dans l’esprit des populations pour les inciter à la révolte contre le régime en place. Si M. Binafame s’était présenté dans mon bureau, je vous enverrais en prison ; son absence te couvre. Je vous mets en garde contre tout contact avec les chefs traditionnel que ce soit par écrit ou par conversation orale. Vous serez responsables de tous les troubles qui se produiront dans ma préfecture. Vous vous êtes faits remarquer trop tôt et vous me payerez trop cher si ma préfecture allait à la dérive ».C’est en ces termes que le préfet militaire a proféré des menaces contre M. Bondjéré Sanwogou Idaan, membre du bureau fédéral du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR). C’était le mercredi 12 septembre au bureau du préfet dans les locaux de la préfecture où le militant du CAR  
Ce qui vaut ces menaces à M. Bondjéré, c’est d’avoir voulu en toute légalité exercer une activité politique dans l’Oti sud. En prélude aux prochaines élections législatives, M. Bondjéré qui compte s’y présenter a cosigné avec son colistier, M. Binafame (chargé à la communication du CAR) une lettre d’information adressée aux chefs traditionnels des différentes localités de cette partie de l’Oti. C’est M. Bondjéré qui s’est chargé d’apporter les lettres à leurs destinataires. Selon les propres dires du préfet, certains chefs traditionnels qui ont reçu leur lettre l’en ont informé. C’est alors qu’il a fait appeler par le Secrétaire Général de la préfecture MM. Binafame et Bondjéré, le mardi 11 septembre, à se présenter le lendemain à son bureau. M. Bondjéré s’est rendu seul à la convocation,  son colistier ayant fait savoir au S G de la préfecture qu’il ne peut être présent, parce que n’étant pas dans la préfecture.
Au cours de la rencontre, le préfet n’a trouvé mieux à faire que de professer des menaces contre M. Bondjéré. Le préfet est irrité que dans leur lettre aux gardiens des us et coutumes, les deux responsables du parti de Me Apévon ont dénoncé la situation misérable dans laquelle vivent les populations de l’Oti sud et dont ils imputent la responsabilité au régime en place et à ses élus (les députés) dans la zone. En effet, MM Binafame et Bondjéré justifient ainsi leur décision d’être candidats aux législatives : « Nous avons pris cette décision non pas par simple plaisir, mais par souci de contribuer à sortir notre zone de sa situation de délabrement caractérisée par le non respect des droits fondamentaux des populations.
En effet, nos villages et cantons, par la faute du régime en place et de ceux qui ont  été jusqu’ici élus députés, sont  privés de leurs droits en termes de besoins prioritaires en infrastructures de base-forages pour l’eau potable, cases de santé, dispensaires et centres de santé ; bâtiments scolaires, hangars de marchés, électricité, pistes rurales,  routes- »
Pour le préfet, la simple dénonciation de la situation de délabrement dans laquelle se trouve l’Oti est une tentative d’inciter les populations à la révolte contre le pouvoir. Du coup, il se croit permis de menacer M. Bondjéré d’emprisonnement s’il continue de faire parvenir les lettres aux chefs traditionnels qui n’en ont pas encore reçu
En notre qualité de journaliste, le comportement du préfet n’est ni plus ni moins qu’une grave violation des droits politiques des citoyens. Le préfet outrepasse ses prérogatives et cela est inacceptable. Le ministre de l’Administration territoriale devrait le ramener à l’ordre avant que l’irréparable ne se produise. En effet, il ne nous souvient pas que la constitution togolaise fait obligation à un citoyen d’informer le préfet, encore moins d’avoir son autorisation avant de s’adresser à une autorité traditionnelle. Par ailleurs, nous ne pensons pas que le fait que MM. Bondjéré et Binafame aient dénoncé dans leur lettre la situation dans laquelle vivent les populations de l’Oti sud constitue une violation des lois togolaises. Rien dans ces circonstances n’autorise le préfet à interdire une activité politique légale.
·         L’acharnement contre monsieur Bondjéré
En octobre 2011, le préfet, en présence de l’inspecteur de l’Enseignement du Premier Degré, M. Dzidonu Yao Doléku avait menacé de prendre des actions punitives à l’encontre de M. Bondjéré s’il ne cesse pas de mener des activités politiques opposées à celles du RPT et son président. La présence de l’inspecteur aux côtés du préfet visait à faire peur à M. Bondjéré qui est enseignant et à cette époque, directeur de l’Ecole Primaire Publique de Bontroka. Quelques semaines après, il a été affecté en pleine année scolaire, dans une Ecole d’Initiative Locale (EDIL) à Tchankpbossou (à un peu plus de 90 km au sud de Mango).  Dans ces circonstances, il n’est pas exclu que demain, il soit affecté loin de la préfecture de l’Oti pour le faire taire.
Binafame

jeudi 29 décembre 2011

Capture par des travailleurs Chinois d’un « monstre » dans les environs de la faille d’Alédjo : Qui a intérêt à ce que peuple croit à cette affaire?

Il y a maintenant deux semaines, une nouvelle s’est répandue à la vitesse de l’éclair  dans tout le Togo. Il s’agit de l’affaire d’un monstre que des travailleurs chinois travaillant sur  la voie de contournement de la faille d’Alédjo auraient capturé. Selon la rumeur, trois des travailleurs Chinois auraient disparu mystérieusement dans les environs de la faille. Pour tenter de voir clair dans cette disparition, leurs collègues auraient eu recours aux services d’un voyant  (quelqu’un qui a des aptitudes supranaturelles) qu’ils ont fait venir de la Chine. Et ce serait à la suite du travail effectué ce voyant qu’un monstre aurait  été capturé. C’est ce monstre  qui, d’après la rumeur, aurait tué les trois Chinois. L’image du prétendu monstre, un serpent à la tête de femme, émettant un cri strident, s’est retrouvée sur Internet et dans les mémoires de téléphones portables de plusieurs personnes.  Plus d’une personne  que nous avons croisée croient qu’un démon (monstre) est réellement capturé. Cela se comprend, puisque les gens disent que les environs de la faille d’Alédjo situé à plus de 400 km de Lomé, abritent des esprits maléfiques à cause des accidents fréquents de circulation qui s’y produisent.

Mais à analyser de près cette histoire de monstre, l’on comprend vite qu’il s’agit d’un montage  et pour deux principales raisons. La première raison, c’est que ce fameux monstre n’ait pas été présenté à la presse qui est la meilleure voie d’information de la population. Ni les Chinois, ni le gouvernement togolais n’ont été capables de présenter le monstre en chair aux médias. Le démon s’est directement retrouvé Internet. Ceci permet d’affirmer  que les auteurs de cette histoire ont quelque chose à cacher. Tout porte à croire qu’il s’agit d’un monstre monté de toutes pièces grâce à un travail informatique rondement accompli. D’ailleurs, si l’on observe de près le démon et le cri qu’il émet, on se rend compte qu’il s’agit d’un son que l’on lui à mis à la bouche. L’absence de témoin permet également de conclure qu’il s’agit d’un montage informatique.  Depuis que cette affaire a éclaté, l’on n’a vu personne qui a affirmé avoir vu en chair le « démon d’Alédjo ».

L’autre élément qui prouve que cette affaire de monstre est un mensonge, c’est le fait que toutes les victimes du monstre soient des Chinois, alors qu’il y a des Togolais qui travaillent sur le même chantier. L’on peut légitimement se demander pourquoi c’est seulement des Chinois que le monstre a dévorés. L’on a l’impression que c’est pour rendre impossible toute recherche de preuve les auteurs de cette histoire disent que toutes les « victimes » du  monstre sont de nationalité étrangère, des Chinois. Si on disait que ce sont des Togolais, il serait aisé  d’aller dans leurs familles pour s’assurer de la véracité des faits allégués. Par contre, personne ne connaît les familles auxquelles appartiennent les prétendues victimes chinoises ; ce qui rend difficile, voire impossible toute vérification. Il est certain à presque 100% que des Chinois n’ont pas dévorés par démon. Et pourtant, il semble qu’il y a une main tapie dans l’ombre pour amener Togolais à croire croient vraiment que des Chinois ont capturé un monstre.

Qui a intérêt que les populations croient que les Chinois ont capturé un démon à Alédjo ? Plus d’une personne estiment que cette histoire n’est pas anodine. Certains voient derrière cette affaire, il y a la main du pouvoir. Et pour cause, le régime en place se situe déjà dans la perspective des élections législatives. Or, son bilan est presqu’inexistant en termes de réalisation dans la partie septentrionale du pays. Les fameux grands travaux sont tous concentrés à Lomé. Et pourtant, Faure Gnassingbé voulait bâtir sa campagne dans le nord sur la fin des travaux de la voie de contournement d’Alédjo. Mais, le pouvoir sait que le pari est perdu d’avance ; les travaux ne seront pas terminés avant la tenue des législatives en septembre 2012. Il faut donc trouver une justification qui emporte l’adhésion des populations. Les laboratoires dans les officines du régime on a travaillé et sorti cette affaire de démon d’Alédjo. Les Togolais  sont superstitieux et dans ces circonstances, le pouvoir pense qu’il lui sera facile de convaincre les populations que c’est parce qu’un monstre dévorent les travailleurs chinois que les travaux de la voie de contournement ont pris du retard.  


mardi 13 septembre 2011

TOGO : LE REGIME EN PLACE TENTE D’ORCHESTRER UNE MANIPULATION DE L’HISTOIRE A TRAVERS LA CVJR

Sans faire exactement ce qu’a préconisé l’APG en ses points 2.2.2 et 2.4, le pouvoir de Faure Gnassingbé a mis en place la Commission Vérité Justice Réconciliation (CVJR) présidée par Monseigneur Barrigah pour apporter des éclairages sur les actes de violence à caractère politique qui ont jalonné l’histoire du Togo depuis 1958 à 2005. Les conditions dans lesquelles la CVJR a été créée et les hommes et femmes qui la composent ont persuadé certains Togolais, notamment les militants des partis d’opposition, majoritaires dans le pays, à croire que Monseigneur Barrigah n’est pour la recherche de la vérité, mais au service du régime en place, de façon officielle, depuis 1967. En effet, la vice-présidente de la commission Barrigah, Mme Kissem Tchangaï Walla était la présidente de la CENI en 2005. C’est elle qui a proclamé Faure Gnassingbé président de la République bien qu’il avait été battu dans les urnes par feu Emmanuel Bob Akitani, le candidat de la coalition de six partis d’opposition (ADDI, CAR, CDPA, PSR, UDS-Togo, UFC). La conséquence a été très douloureuse. En toute légitimité, les militants de l’opposition sont descendus dans la rue. Il s’en est suivi un terrible massacre des populations par des milices du RPT et une partie de l’armée à la solde du clan Gnassingbé.
En dépit du très peu de crédit que les populations accordent à sa commission, et les appels à sa démission, Monseigneur Barrigah, en « bon croyant » a maintenu le cap, une façon de dire à ses détracteurs de le juger à l’œuvre. Après plusieurs mois de travail consacré aux dépositions des témoins ou victimes des actes de violence à caractère politique sur la période concernée, depuis deux semaines, la CVJR procède aux auditions.
Mais les premiers témoignages permettent de dire que le pouvoir de Faure Gnassingbé veut se servir de la CVJR pour orchestrer une manipulation de l’histoire. Certains témoignages, notamment celui de Kombaté Michel sur l’assassinat de Sylvanus Olympio, affirmant que l’auteur de cet assassinat n’est pas Eyadema ne sont ni plus ni moins qu’une tendance négationniste de notre histoire. Un tel témoignage, il ne fait l’ombre d’aucun doute cherche à disculper le géniteur de l’actuel chef de l’Etat de l’assassinat du père de l’indépendance du Togo. Et nous pensons que de tels comportements sont inacceptables à plus d’un égard. M. Kombaté Michel fait l’avocat du diable alors que les faits historiques ne plaident pas en faveur
·         Les preuves de la culpabilité du Général Eyadema dans l’assassinat.
 Eyadema a réclamé la paternité de l’assassin.
Trois jours après le coup d’Etat du 13 janvier 1963, le président Eyadema, alors sergent de l’armée coloniale française, a réclamé dans le journal français Paris Match, la paternité de l’assassinat de Sylvanus Olympio. Plus tard dans l’émission ‘’archives d’Afrique’’ sur RFI, le général Eyadema a justifié cet acte ignominieux  par le fait que le président Olympio ne se serait pas comporté en homme responsable face aux militaires qui s’étaient le 13 janvier 1963 à son domicile pour l’arrêter. ». Dans la même émission, le Général De Gaulle interroge, sur un ton de colère, Eyadema : « Pourquoi tu l’as zigouillé ? ».

L’enterrement d’Olympio au Bénin et non au Togo.
Pourquoi Eyadema et sa bande de militaires au service du colon français n’ont pas organisé des funérailles nationales pour Sylvanus Olympio et ont préféré laisser son corps, comme s’il était un simple citoyen, à sa famille pour aller l’enterrer dans un autre pays ? La réponse est toute simple, les auteurs du coup d’Etat haïssaient le père de l’indépendance et n’ont pas voulu que sa tombe devienne un lieu de recueillement, c’est pour cela qu’ils ont laissé l’inhumer au Bénin. Le témoignage de Michel Kombaté aurait de crédit si Eyadema et sa clique avaient prouvé au monde entier qu’ils ne voulaient pas assassiner le président Olympio en lui donnant une sépulture digne de son titre de président de la République. Ils ne l’ont pas fait dans l’immédiat, ni durant les 38 ans de règne d’Eyadema sur le Togo. Au contraire, le jour de l’assassinat de Sylvanus Olympio, le 13 janvier a été institué en fête nationale de la « libération », comme si tuer un président de la République revenait à éliminer un lion qui dévore des populations dans un village.
La volonté  d’effacer les pages de l’histoire du Togo concernant les œuvres du président Olympio.
Le président Eyadema, durant ses 38 ans de règne s’est évertué à effacer les passages de l’histoire hallucinante du Togo concernant les hauts faits de Sylvanus Olympio. Jusqu’au à la disparition d’Eyadema en 2005, pas une seule rue, ni place publique ne portaient le nom de Sylvanus Olympio. Le président Eyadema a même formellement interdit l’hymne nationale du pays : « la Terre de nos aïeux »  chanté le jour de la proclamation de l’indépendance pour le remplacer par son hymne personnel. La fête de l’indépendance, le 27 avril a été aussi interdite au profit du 13 janvier, le jour de l’assassinat de Sylvanus Olympio, célébré comme fête nationale de la « libération ». Tous ces actes n’avaient qu’un but : effacer de la mémoire des générations futures le nom du père de l’indépendance.

mardi 16 août 2011

• L’AITAE condamne l’inaction de la communauté internationale devant le règne de la justice des vainqueurs et de la politique d’épuration ethnique en Côte d’Ivoire.



En Côte d’Ivoire, depuis la capture du président Gbagbo par l’armée française, les rebelles de Ouattara, devenus l’armée républicaine, se livrent à cœur joie à des assassinats contre les personnes dites proches du président Gbagbo. Malheureusement, la communauté internationale, très prompte à dénoncer les violations des droits de l’homme et à prendre des sanctions contre leurs auteurs présumés du temps du président Gbagbo, ne fait rien pour que ce qui s’apparente à un génocide s’arrête. Cette situation de deux poids, deux mesures agace beaucoup de personnes de par le monde. C’est le cas de l’Association des Intellectuels Togolais pour une Afrique Eveillée (AITAE) qui a rendu public un communiqué condamnant l’inaction de la communauté internationale devant le règne de la justice des vainqueurs et de la politique d’épuration ethnique en Côte d’Ivoire.
 voici l'intégralité du texte
Depuis l’enlèvement, le 11 avril 2011, par l’armée française du Président élu de la République souveraine de Côte d’Ivoire, son Excellence Laurent Koudou GBAGBO, des rapports d’enquêtes menées par des organisations de défense des droits de l’Homme telles qu’Amnesty International, Human Rights Watch et la Division des Droits de l’Homme (DDH) de l’Opération des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire (Onuci) font état de ce que les rebelles de OUATTARA, rebaptisés Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), commettent, en toute impunité, des exactions ainsi que des tueries contre des populations jugées proches de l’ancien régime.
L’AITAE condamne avec la dernière rigueur l’attitude de la communauté internationale, notamment les grandes puissances, qui reste inactive devant les crimes perpétrés par les FRCI dans le but macabre d’éliminer physiquement toute vraie opposition au régime  d’Alassane Dramane OUATTARA.
L’immobilisme des grandes puissances, face aux exactions et aux tueries perpétrées par les FRCI, est inacceptable étant donné que c’est sous le prétexte de sauver la démocratie et de protéger les populations civiles prétendument menacées par les armes lourdes des Forces de Défense et de Sécurité de Côte d’Ivoire (FDS) qu’elles ont voté à l’ONU la résolution 1975 ayant servi de couvert à l’armée française aux ordres de Nicolas SARKOZY pour capturer le Président GBAGBO.
L’AITAE est indignée par l’inaction de la communauté internationale surtout que les exactions et massacres dénoncés par Amnesty International, Human Rights Watch et l’ONU s’apparentent, en grande partie, à des crimes contre l’humanité.
L’AITAE tient à élever une vive protestation contre l’attitude passive de l’ONU, l’Union Africaine (UA), des Etats-Unis, de la France ainsi que toute la communauté internationale devant le règne de la justice des vainqueurs qui s’acharne uniquement contre les militants du  Front Populaire Ivoirien (FPI), le parti du président déchu et de La Majortité Présidentielle (LMP), un regroupement de partis politiques ainsi que d’associations ayant soutenu Son Excellence Laurent Koudou GBAGBO au cours de l’élection présidentielle et des éléments des FDS.
Il est inadmissible qu’au moment où des personnalités civiles et militaires proches de l’ancien régime ou soupçonnées telles sont détenues sans jugement dans des prisons, que certains éléments des FRCI cités dans les différents rapports d’enquêtes comme étant les auteurs des exécutions extra-judiciaires des civiles pro-GBAGBO soient promis par le président OUATTARA que l’Occident présente comme le prototype de démocrate.
L’AITAE reste convaincue que les actes macabres commis et qui continuent d’être commis par les FRCI contre les partisans de l’ancien pouvoir permettront aux Africains de comprendre que ce qui a déterminé la France à faire la guerre contre les institutions souveraines de la Côte d’Ivoire, ce n’est pas la sauvegarde de la démocratie, encore moins la protection des populations civiles, mais  plutôt la préservation des intérêts des Français.
L’AITAE s’incline devant la mémoire de tous les Ivoiriens qui ont été massacrés pour avoir osé défendre la souveraineté de leur pays.
L’AITAE demande à tous les Africains, soucieux de la sauvegarde de l’indépendance de leurs Etats, de se mobiliser pour obtenir, par tous les moyens légaux, non seulement la libération du président GBAGBO et sa famille ainsi que tous ses partisans injustement incarcérés, mais aussi l’instauration en Côte d’Ivoire d’une justice impartiale.

Fait à Lomé, le 15 août 2011 ;
Le Président ;

BINAFAME Kohan Kidékiyime












Barack Obama et Nicolas Sarkozy encouragent l’accession au pouvoir en Afrique par des voies non constitutionnelles.


A la fin du mois de juillet, le président américain, Barack Obama a réussi à la Maison blanche, quatre chefs d’Etats africains (Yayi Boni du Bénin, Alpha Condé de la Guinée, Mamadou Issifou du Niger et Alassane Dramane Ouattara de la Côte d’Ivoire. Les médias occidentaux, visiblement instruits par leurs différents gouvernements, ont présenté la réception de ces quatre présidents par Barack Obama comme un encouragement à la démocratie ; comme quoi, ces chefs à en croire les Occidentaux et leurs médias, ont été élus à la suite de processus démocratiques crédibles (transparent et équitable). Auparavant, le chef de l’Etat ivoirien avait été reçu, sur instance de son ami Nicolas sarkozy, au sommet du G 8.

Mais, en réalité, il s’agit là d’une véritable escroquerie intellectuelle, d’un gros mensonge destinés à flouer les populations africaines afin de faire passer le diable pour Dieu. Il est vrai que Yayi Boni, Alpha Condé et Mamadou Issifou sont devenus présidents par voie constitutionnelle. On ne peut pas dire la même chose de Ouattara. Il est arrivé au pouvoir à la tête d’une rébellion qu’il créée depuis 2002 et qui a été soutenue par l’armée française. L’élection présidentielle de 2010 en Côte d’Ivoire n’a servi que de masque à un coup d’Etat en préparation depuis des années. C’est pour cela que Ouattara, soutenu par les gouvernements occidentaux et leurs valets de chefs d’Etats africains n’a pas accepté sa défaite pourtant proclamée par le Conseil Constitutionnel ivoirien, une juridiction dont les décisions sont insusceptibles de recours. Il n’y a pas de démocratie sans  respect scrupuleux des lois qu’un peuple s’est librement donné. Or, il est de notoriété publique que Ouattara n’a jamais eu d’égard pour les lois souveraines de la Côte d’ivoire. Il s’est fait proclamer président de façon anticonstitutionnelle.

La présence de Ouattara à la maison blanche, contrairement à ce qu’on veut faire croire aux Africains, est un danger pour la démocratie sur le continent. Désormais, beaucoup feront comme en Côte. Une fois qu’ils seront convaincus d’avoir le soutien des puissants de ce monde, ils refuseront le verdict des urnes s’il n’est pas en leur faveur. Que personne, fut-elle le président américain, ne nous trompe ; un bon processus électoral, c’est celui dont le contentieux se règle par voie constitutionnelle. Ouattra est un anti-constitutionnaliste avéré ; il est donc un antidémocrate.

jeudi 4 août 2011

DE QUOI SOUFFRE LE TOGO ???

souverainet-africaine.com : 04 août 2011
Trois faits majeurs lus dans la presse togolaise en ont rajouté à un certain nombre d’informations que j’avais déjà relativement à des liens que le Togo aurait tissés avec la coalition qui a amorcé la recolonisation de la Côte d’Ivoire. Ces faits m’ont donc amené à consacrer le présent article de la Révolution Permanente à ce pays qui commence à faire parler de lui d’une façon qui interpelle tous les combattants engagés dans la lutte pour la libération de l’Afrique. De quoi s’agit-il ?
Premier fait important qui nous a interpellé, un article du confrère Ali Camus du Togo sur l’apologie de la confrérie des braconniers Dozos qu’aurait organisée Monsieur Kofi Yamgnane, un ressortissant togolais, en France aux côtés de Monsieur Ali Coulibaly, « ambassadeur » du gouvernement  de Monsieur OUATTARA Dramane, afin de convaincre l’opinion internationale que les Dozos constitueraient une « armée » d’élite au service de la lutte pour l’intronisation de Monsieur Dramane OUATTARA comme président en Côte d’Ivoire.
Deuxième fait marquant, il s’agit de l’implication revendiquée par le Général Assani Tidjani de la République du Togo dans l’encadrement des forces rebelles qui continuent endeuiller la Côte d’Ivoire depuis 2002.
Enfin troisième fait, les poursuites engagées contre l’ancien Premier Ministre togolais, Monsieur Eugène Koffi Adoboli, pour détournement de deniers publics dans le cadre du projet immobilier OUA alors qu’il semblerait que ces poursuites auraient été engagées par la Justice togolaise, pour vrai ou faux, conforter les Etats-Unis dont l’ambassadeur dans ledit pays aurait dénoncé une certaine impunité qui conforterait la pratique de la corruption et du détournement de deniers publics dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.
Engagés résolument dans la lutte pour l’indépendance économique et la libération de l’Afrique du joug colonial de l’Occident fasciste, nous avons décidé de soulever un certain nombre de questionnements pour comprendre où va le Togo dans cette dynamique panafricaine de lutte contre l’envahisseur blanc. Ce pays serait-il devenu comme le Burkina Faso, le Sénégal de Monsieur Wade et fils, le Nigeria de Monsieur Jonathan, la porte ouverte à la recolonisation de l’Afrique ?
Nous nous interrogeons. Notamment sur le rôle joué par le Togo depuis 2002 jusqu’à la capture de Laurent GBAGBO par la France, dans la déstabilisation de la Côte d’Ivoire. Ce pays qui entretien officiellement des relations très courtoises avec la Côte d’Ivoire et dont une forte diaspora y est très bien intégrée aurait-il joué le jeu de la France de Nicolas Sarkozy pour permettre la prise du pouvoir en Côte d’Ivoire ? Pour quelle raison aurait-il trahi un pays qui pourtant n’a jamais été en inimitié avec lui ? Eyadéma fils aurait-il le complexe de l’héritier, bombardé à la tête d’un pays qui aspirait au changement après la disparition d’un père fondateur qui avait fini par transformer la force en légitimité démocratique ?
Que se passe-t-il au Togo pour qu’après le refus du Ghana de céder son port et son aéroport à la France pour y débarquer les armes qui ont servi à massacrer les Ivoiriens, ce fut selon plusieurs sources, le port du Togo qui se chargea de cet acte de collaboration sans qualificatif ?
L’héritier aurait-il hérité d’un système autrefois appelé françafrique, aujourd’hui baptisé recolonisation, dont il n’est qu’une victime ou aurait-il décidé délibérément de collaborer avec des « frères de lumière » blancs pour s’assurer une stabilité politique au détriment de la cohésion et de la paix d’un pays « ami » ? De quoi souffre le Togo ? D’un manque d’inspiration démocratique au point de rechercher son salut dans l’ouverture des entrailles de l’Afrique à l’envahisseur impitoyable qui n’hésitera pas à massacrer la population togolaise dès que des intérêts contradictoires seront en jeu dans ce pays ?
Je m’étonne et je m’interroge. Que se passe-t-il dans le Togo politique alors qu’un peuple sage, travailleur et aspirant à un changement qualitatif se voit imposer un système vétuste, anachronique et sans avenir lisible ? De quoi le Togo a-t-il peur pour vouloir sacrifier certains de ses fils seulement pour faire plaisir à l’homme blanc ?
Je rêve une Afrique responsable. Une Afrique digne dont les fils ne constituent pas leurs fortunes en pillant les biens publics. Une Afrique forte où les représentants du peuple gardent la tête haute pour dire non au dictat de l’homme blanc, usurier rapace appauvri par sa folie des grandeurs et qui est en quête d’opportunités de prédation en milieu nègre.
Cette Afrique-là ne se bâtit pas dans la compromission. Elle ne se construira jamais avec des héritages politiques déshonorants. Elle a le devoir de se construire avec des choix responsables, une vision prospective efficiente du développement et une capacité de penser de nouveaux modèles économiques qui ne seraient pas des pâles copies de ceux de l’homme blanc, dont les limites sont déjà connues.
Et les Hommes pour penser cette Afrique-là, le Togo en regorge. Alors Togo, que se passe-t-il pour que tes dirigeants tombent dans les faiblesses des anciens régimes hérités de l’administration coloniale ?
Ne penses-tu pas qu’il est temps de te repentir de tes voies et de t’engager dans la dynamique de la Révolution économique, politique et idéologique qui consacrera la victoire de l’Afrique nouvelle sur le colon qui n’a point besoin que tu connaisses le développement ?
Je m’interroge et j’ose espérer que le bon sens nous unira très bientôt autour de notre idéal commun : l’Indépendance Economique de l’Afrique qui se développera alors pour son propre compte, sans fouet ni harnais.
Hassane Magued

lundi 1 août 2011

L’occident a toujours été contre l’émancipation des Africains.

Pour justifier la violation de la souveraineté de la Côte d’Ivoire et de la Libye les puissances occidentales ont évoqué leurs ‘’devoirs’’ de sauver la démocratie et de protéger les populations civiles. Ces arguments fallacieux ont pourtant emballé une partie importante des Africains. Et c’est dommage que les Africains de n’aient tiré aucune leçon de l’histoire douloureuses du continent pour comprendre que les pays occidentaux ont toujours été contre l’émancipation des peuples du continent noir. Les éléments sont légion pour illustrer la volonté profonde de l’Occident de maintenir à vie l’Afrique sous domination.
La traite négrière.
Les puissances occidentales ont mis sur pied une Justice Pénale Internationale qui ne s’occupe que des crimes contre l’humanité commis par les nations et individus faibles, notamment les Africains. Or, le plus grand crime contre l’humanité a été commis par les occidentaux contre les Africains. Ce crime, c’est la traite négrière. Au 16e siècle plusieurs grands Etats indigènes (Monomotapa en Afrique Australe ; l’Empire Songhaï en Afrique occidentale ; le Kanem-Bornou) se sont constitués. C’est en ce moment que des commerçants européens débutent le tristement célèbre commerce des esclaves noirs. La révolution industrielle offre aux européens une supériorité militaire qui leur permet de soumettre des chefs africains pour organiser un véritable chasse aux esclaves. La traite des Noirs a duré trois siècles (du 16è au 19e). La France n’a aboli l’esclavage qu’en 1848. Mais l’exploitation des esclaves est restée une réalité tolérée aux Etats-Unis jusqu’en 1865 et dans les colonies portugaises jusqu’en 1880.  Selon les historiens plusieurs centaines de milliers d’Africains ont été convoyés dans les calles de bateaux sur l’Amérique pour travailler dans les exploitations agricoles.
La colonisation
Après l’abolition effective de l’esclave africain, une nouvelle forme d’attrait pour l’Afrique naquit en Europe. A parti de 1870, les richesses naturelles du continent sont convoitées. En moins de trente ans la quasi-totalité du contient est colonisée. Cuivre, diamants, or, gomme, bois, huile de palme et autres sont autant de matières premières à exploiter. Malgré la résistance courageuse des Africains, en 1885, les puissances coloniales européennes se réunissent à Berlin en Allemagne et partagent le ‘’gâteau’’. A l’époque, le prétexte humanitaire est évoqué, les Européens affirmant vouloir protéger l’Afrique des Arabes en quête d’esclaves (un vrai faux prétexte).
Le soutien aux dictatures après les indépendances.
La seconde guerre mondiale à laquelle des troupes levées de force dans les colonies africaines a permis aux Africains de se rendre compte que le colon n’est pas  invincible qu’ils le croyaient. A partir de cette période, les velléités d’indépendance se firent jour et les Européens se sentirent obligés d’amorcer la décolonisation de l’Afrique qui a atteint sa vitesse de croisière en 1960. Pendant la colonisation les Occidentaux se sont déployés à privilégier des minorités ethniques qu’ils ont aidées à conserver le pouvoir après la proclamation des indépendances. Les armées formées à l’indépendance n’ont ainsi pour but que de maintenir au pouvoir la minorité ethnique privilégiée jusque là par le colon. Un autre type de complicité prend ainsi naissance : d’une part, l’ex-colonisateur conserve ses alliés géopolitiques (des vassaux) utiles pour son économie et s’assure que la vague des indépendances ne débouche pas sur une véritable autonomie africaine. Cela va jusqu’à l’élimination physique de dirigeants locaux tels que Patrice Lumumba au Congo, Olympio au Togo. D’autre part, l’ethnie au pouvoir reçoit de nombreux privilèges et voient sa suprématie légitimée par l’Occident. Pendant ce temps, les droits de la majorité des citoyens africains sont foulés. Les choses ont continué ainsi jusqu’à la fin de la guerre froide où l’occident a compris qu’il lui était difficile de continuer par soutenir les dictatures.
Les Programmes d’Ajustement Structurel (PAS).
L’Occident se plait d’une façade de démocratie dans de nombreux  pays africains et impose au continent les PAS qui entraînent la réduction des budgets des Etats consacrés au secteur social. On assiste à des licenciements en masse dans la fonction publique. Ce qui préoccupe les puissances occidentales, c’est comment permettre aux Etats africains d’engranger des sommes pour rembourser leurs dettes. Que les populations africaines meurent de faim ne dit vraiment pas mot à l’Occident. Et quand les consciences commencent par s’éveiller, on rebaptise les PAS : Pays Pauvres, Trop Endettés (PPTE) avec les fameux Documents Stratégiques de Réduction de Pauvreté (DSRP). Il s’agit d’une flopée de mesures d’un pyromane pompiste qui ne feront qu’embourber l’Afrique et les Africains.
Binafame