jeudi 29 décembre 2011

Capture par des travailleurs Chinois d’un « monstre » dans les environs de la faille d’Alédjo : Qui a intérêt à ce que peuple croit à cette affaire?

Il y a maintenant deux semaines, une nouvelle s’est répandue à la vitesse de l’éclair  dans tout le Togo. Il s’agit de l’affaire d’un monstre que des travailleurs chinois travaillant sur  la voie de contournement de la faille d’Alédjo auraient capturé. Selon la rumeur, trois des travailleurs Chinois auraient disparu mystérieusement dans les environs de la faille. Pour tenter de voir clair dans cette disparition, leurs collègues auraient eu recours aux services d’un voyant  (quelqu’un qui a des aptitudes supranaturelles) qu’ils ont fait venir de la Chine. Et ce serait à la suite du travail effectué ce voyant qu’un monstre aurait  été capturé. C’est ce monstre  qui, d’après la rumeur, aurait tué les trois Chinois. L’image du prétendu monstre, un serpent à la tête de femme, émettant un cri strident, s’est retrouvée sur Internet et dans les mémoires de téléphones portables de plusieurs personnes.  Plus d’une personne  que nous avons croisée croient qu’un démon (monstre) est réellement capturé. Cela se comprend, puisque les gens disent que les environs de la faille d’Alédjo situé à plus de 400 km de Lomé, abritent des esprits maléfiques à cause des accidents fréquents de circulation qui s’y produisent.

Mais à analyser de près cette histoire de monstre, l’on comprend vite qu’il s’agit d’un montage  et pour deux principales raisons. La première raison, c’est que ce fameux monstre n’ait pas été présenté à la presse qui est la meilleure voie d’information de la population. Ni les Chinois, ni le gouvernement togolais n’ont été capables de présenter le monstre en chair aux médias. Le démon s’est directement retrouvé Internet. Ceci permet d’affirmer  que les auteurs de cette histoire ont quelque chose à cacher. Tout porte à croire qu’il s’agit d’un monstre monté de toutes pièces grâce à un travail informatique rondement accompli. D’ailleurs, si l’on observe de près le démon et le cri qu’il émet, on se rend compte qu’il s’agit d’un son que l’on lui à mis à la bouche. L’absence de témoin permet également de conclure qu’il s’agit d’un montage informatique.  Depuis que cette affaire a éclaté, l’on n’a vu personne qui a affirmé avoir vu en chair le « démon d’Alédjo ».

L’autre élément qui prouve que cette affaire de monstre est un mensonge, c’est le fait que toutes les victimes du monstre soient des Chinois, alors qu’il y a des Togolais qui travaillent sur le même chantier. L’on peut légitimement se demander pourquoi c’est seulement des Chinois que le monstre a dévorés. L’on a l’impression que c’est pour rendre impossible toute recherche de preuve les auteurs de cette histoire disent que toutes les « victimes » du  monstre sont de nationalité étrangère, des Chinois. Si on disait que ce sont des Togolais, il serait aisé  d’aller dans leurs familles pour s’assurer de la véracité des faits allégués. Par contre, personne ne connaît les familles auxquelles appartiennent les prétendues victimes chinoises ; ce qui rend difficile, voire impossible toute vérification. Il est certain à presque 100% que des Chinois n’ont pas dévorés par démon. Et pourtant, il semble qu’il y a une main tapie dans l’ombre pour amener Togolais à croire croient vraiment que des Chinois ont capturé un monstre.

Qui a intérêt que les populations croient que les Chinois ont capturé un démon à Alédjo ? Plus d’une personne estiment que cette histoire n’est pas anodine. Certains voient derrière cette affaire, il y a la main du pouvoir. Et pour cause, le régime en place se situe déjà dans la perspective des élections législatives. Or, son bilan est presqu’inexistant en termes de réalisation dans la partie septentrionale du pays. Les fameux grands travaux sont tous concentrés à Lomé. Et pourtant, Faure Gnassingbé voulait bâtir sa campagne dans le nord sur la fin des travaux de la voie de contournement d’Alédjo. Mais, le pouvoir sait que le pari est perdu d’avance ; les travaux ne seront pas terminés avant la tenue des législatives en septembre 2012. Il faut donc trouver une justification qui emporte l’adhésion des populations. Les laboratoires dans les officines du régime on a travaillé et sorti cette affaire de démon d’Alédjo. Les Togolais  sont superstitieux et dans ces circonstances, le pouvoir pense qu’il lui sera facile de convaincre les populations que c’est parce qu’un monstre dévorent les travailleurs chinois que les travaux de la voie de contournement ont pris du retard.  


mardi 13 septembre 2011

TOGO : LE REGIME EN PLACE TENTE D’ORCHESTRER UNE MANIPULATION DE L’HISTOIRE A TRAVERS LA CVJR

Sans faire exactement ce qu’a préconisé l’APG en ses points 2.2.2 et 2.4, le pouvoir de Faure Gnassingbé a mis en place la Commission Vérité Justice Réconciliation (CVJR) présidée par Monseigneur Barrigah pour apporter des éclairages sur les actes de violence à caractère politique qui ont jalonné l’histoire du Togo depuis 1958 à 2005. Les conditions dans lesquelles la CVJR a été créée et les hommes et femmes qui la composent ont persuadé certains Togolais, notamment les militants des partis d’opposition, majoritaires dans le pays, à croire que Monseigneur Barrigah n’est pour la recherche de la vérité, mais au service du régime en place, de façon officielle, depuis 1967. En effet, la vice-présidente de la commission Barrigah, Mme Kissem Tchangaï Walla était la présidente de la CENI en 2005. C’est elle qui a proclamé Faure Gnassingbé président de la République bien qu’il avait été battu dans les urnes par feu Emmanuel Bob Akitani, le candidat de la coalition de six partis d’opposition (ADDI, CAR, CDPA, PSR, UDS-Togo, UFC). La conséquence a été très douloureuse. En toute légitimité, les militants de l’opposition sont descendus dans la rue. Il s’en est suivi un terrible massacre des populations par des milices du RPT et une partie de l’armée à la solde du clan Gnassingbé.
En dépit du très peu de crédit que les populations accordent à sa commission, et les appels à sa démission, Monseigneur Barrigah, en « bon croyant » a maintenu le cap, une façon de dire à ses détracteurs de le juger à l’œuvre. Après plusieurs mois de travail consacré aux dépositions des témoins ou victimes des actes de violence à caractère politique sur la période concernée, depuis deux semaines, la CVJR procède aux auditions.
Mais les premiers témoignages permettent de dire que le pouvoir de Faure Gnassingbé veut se servir de la CVJR pour orchestrer une manipulation de l’histoire. Certains témoignages, notamment celui de Kombaté Michel sur l’assassinat de Sylvanus Olympio, affirmant que l’auteur de cet assassinat n’est pas Eyadema ne sont ni plus ni moins qu’une tendance négationniste de notre histoire. Un tel témoignage, il ne fait l’ombre d’aucun doute cherche à disculper le géniteur de l’actuel chef de l’Etat de l’assassinat du père de l’indépendance du Togo. Et nous pensons que de tels comportements sont inacceptables à plus d’un égard. M. Kombaté Michel fait l’avocat du diable alors que les faits historiques ne plaident pas en faveur
·         Les preuves de la culpabilité du Général Eyadema dans l’assassinat.
 Eyadema a réclamé la paternité de l’assassin.
Trois jours après le coup d’Etat du 13 janvier 1963, le président Eyadema, alors sergent de l’armée coloniale française, a réclamé dans le journal français Paris Match, la paternité de l’assassinat de Sylvanus Olympio. Plus tard dans l’émission ‘’archives d’Afrique’’ sur RFI, le général Eyadema a justifié cet acte ignominieux  par le fait que le président Olympio ne se serait pas comporté en homme responsable face aux militaires qui s’étaient le 13 janvier 1963 à son domicile pour l’arrêter. ». Dans la même émission, le Général De Gaulle interroge, sur un ton de colère, Eyadema : « Pourquoi tu l’as zigouillé ? ».

L’enterrement d’Olympio au Bénin et non au Togo.
Pourquoi Eyadema et sa bande de militaires au service du colon français n’ont pas organisé des funérailles nationales pour Sylvanus Olympio et ont préféré laisser son corps, comme s’il était un simple citoyen, à sa famille pour aller l’enterrer dans un autre pays ? La réponse est toute simple, les auteurs du coup d’Etat haïssaient le père de l’indépendance et n’ont pas voulu que sa tombe devienne un lieu de recueillement, c’est pour cela qu’ils ont laissé l’inhumer au Bénin. Le témoignage de Michel Kombaté aurait de crédit si Eyadema et sa clique avaient prouvé au monde entier qu’ils ne voulaient pas assassiner le président Olympio en lui donnant une sépulture digne de son titre de président de la République. Ils ne l’ont pas fait dans l’immédiat, ni durant les 38 ans de règne d’Eyadema sur le Togo. Au contraire, le jour de l’assassinat de Sylvanus Olympio, le 13 janvier a été institué en fête nationale de la « libération », comme si tuer un président de la République revenait à éliminer un lion qui dévore des populations dans un village.
La volonté  d’effacer les pages de l’histoire du Togo concernant les œuvres du président Olympio.
Le président Eyadema, durant ses 38 ans de règne s’est évertué à effacer les passages de l’histoire hallucinante du Togo concernant les hauts faits de Sylvanus Olympio. Jusqu’au à la disparition d’Eyadema en 2005, pas une seule rue, ni place publique ne portaient le nom de Sylvanus Olympio. Le président Eyadema a même formellement interdit l’hymne nationale du pays : « la Terre de nos aïeux »  chanté le jour de la proclamation de l’indépendance pour le remplacer par son hymne personnel. La fête de l’indépendance, le 27 avril a été aussi interdite au profit du 13 janvier, le jour de l’assassinat de Sylvanus Olympio, célébré comme fête nationale de la « libération ». Tous ces actes n’avaient qu’un but : effacer de la mémoire des générations futures le nom du père de l’indépendance.

mardi 16 août 2011

• L’AITAE condamne l’inaction de la communauté internationale devant le règne de la justice des vainqueurs et de la politique d’épuration ethnique en Côte d’Ivoire.



En Côte d’Ivoire, depuis la capture du président Gbagbo par l’armée française, les rebelles de Ouattara, devenus l’armée républicaine, se livrent à cœur joie à des assassinats contre les personnes dites proches du président Gbagbo. Malheureusement, la communauté internationale, très prompte à dénoncer les violations des droits de l’homme et à prendre des sanctions contre leurs auteurs présumés du temps du président Gbagbo, ne fait rien pour que ce qui s’apparente à un génocide s’arrête. Cette situation de deux poids, deux mesures agace beaucoup de personnes de par le monde. C’est le cas de l’Association des Intellectuels Togolais pour une Afrique Eveillée (AITAE) qui a rendu public un communiqué condamnant l’inaction de la communauté internationale devant le règne de la justice des vainqueurs et de la politique d’épuration ethnique en Côte d’Ivoire.
 voici l'intégralité du texte
Depuis l’enlèvement, le 11 avril 2011, par l’armée française du Président élu de la République souveraine de Côte d’Ivoire, son Excellence Laurent Koudou GBAGBO, des rapports d’enquêtes menées par des organisations de défense des droits de l’Homme telles qu’Amnesty International, Human Rights Watch et la Division des Droits de l’Homme (DDH) de l’Opération des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire (Onuci) font état de ce que les rebelles de OUATTARA, rebaptisés Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), commettent, en toute impunité, des exactions ainsi que des tueries contre des populations jugées proches de l’ancien régime.
L’AITAE condamne avec la dernière rigueur l’attitude de la communauté internationale, notamment les grandes puissances, qui reste inactive devant les crimes perpétrés par les FRCI dans le but macabre d’éliminer physiquement toute vraie opposition au régime  d’Alassane Dramane OUATTARA.
L’immobilisme des grandes puissances, face aux exactions et aux tueries perpétrées par les FRCI, est inacceptable étant donné que c’est sous le prétexte de sauver la démocratie et de protéger les populations civiles prétendument menacées par les armes lourdes des Forces de Défense et de Sécurité de Côte d’Ivoire (FDS) qu’elles ont voté à l’ONU la résolution 1975 ayant servi de couvert à l’armée française aux ordres de Nicolas SARKOZY pour capturer le Président GBAGBO.
L’AITAE est indignée par l’inaction de la communauté internationale surtout que les exactions et massacres dénoncés par Amnesty International, Human Rights Watch et l’ONU s’apparentent, en grande partie, à des crimes contre l’humanité.
L’AITAE tient à élever une vive protestation contre l’attitude passive de l’ONU, l’Union Africaine (UA), des Etats-Unis, de la France ainsi que toute la communauté internationale devant le règne de la justice des vainqueurs qui s’acharne uniquement contre les militants du  Front Populaire Ivoirien (FPI), le parti du président déchu et de La Majortité Présidentielle (LMP), un regroupement de partis politiques ainsi que d’associations ayant soutenu Son Excellence Laurent Koudou GBAGBO au cours de l’élection présidentielle et des éléments des FDS.
Il est inadmissible qu’au moment où des personnalités civiles et militaires proches de l’ancien régime ou soupçonnées telles sont détenues sans jugement dans des prisons, que certains éléments des FRCI cités dans les différents rapports d’enquêtes comme étant les auteurs des exécutions extra-judiciaires des civiles pro-GBAGBO soient promis par le président OUATTARA que l’Occident présente comme le prototype de démocrate.
L’AITAE reste convaincue que les actes macabres commis et qui continuent d’être commis par les FRCI contre les partisans de l’ancien pouvoir permettront aux Africains de comprendre que ce qui a déterminé la France à faire la guerre contre les institutions souveraines de la Côte d’Ivoire, ce n’est pas la sauvegarde de la démocratie, encore moins la protection des populations civiles, mais  plutôt la préservation des intérêts des Français.
L’AITAE s’incline devant la mémoire de tous les Ivoiriens qui ont été massacrés pour avoir osé défendre la souveraineté de leur pays.
L’AITAE demande à tous les Africains, soucieux de la sauvegarde de l’indépendance de leurs Etats, de se mobiliser pour obtenir, par tous les moyens légaux, non seulement la libération du président GBAGBO et sa famille ainsi que tous ses partisans injustement incarcérés, mais aussi l’instauration en Côte d’Ivoire d’une justice impartiale.

Fait à Lomé, le 15 août 2011 ;
Le Président ;

BINAFAME Kohan Kidékiyime












Barack Obama et Nicolas Sarkozy encouragent l’accession au pouvoir en Afrique par des voies non constitutionnelles.


A la fin du mois de juillet, le président américain, Barack Obama a réussi à la Maison blanche, quatre chefs d’Etats africains (Yayi Boni du Bénin, Alpha Condé de la Guinée, Mamadou Issifou du Niger et Alassane Dramane Ouattara de la Côte d’Ivoire. Les médias occidentaux, visiblement instruits par leurs différents gouvernements, ont présenté la réception de ces quatre présidents par Barack Obama comme un encouragement à la démocratie ; comme quoi, ces chefs à en croire les Occidentaux et leurs médias, ont été élus à la suite de processus démocratiques crédibles (transparent et équitable). Auparavant, le chef de l’Etat ivoirien avait été reçu, sur instance de son ami Nicolas sarkozy, au sommet du G 8.

Mais, en réalité, il s’agit là d’une véritable escroquerie intellectuelle, d’un gros mensonge destinés à flouer les populations africaines afin de faire passer le diable pour Dieu. Il est vrai que Yayi Boni, Alpha Condé et Mamadou Issifou sont devenus présidents par voie constitutionnelle. On ne peut pas dire la même chose de Ouattara. Il est arrivé au pouvoir à la tête d’une rébellion qu’il créée depuis 2002 et qui a été soutenue par l’armée française. L’élection présidentielle de 2010 en Côte d’Ivoire n’a servi que de masque à un coup d’Etat en préparation depuis des années. C’est pour cela que Ouattara, soutenu par les gouvernements occidentaux et leurs valets de chefs d’Etats africains n’a pas accepté sa défaite pourtant proclamée par le Conseil Constitutionnel ivoirien, une juridiction dont les décisions sont insusceptibles de recours. Il n’y a pas de démocratie sans  respect scrupuleux des lois qu’un peuple s’est librement donné. Or, il est de notoriété publique que Ouattara n’a jamais eu d’égard pour les lois souveraines de la Côte d’ivoire. Il s’est fait proclamer président de façon anticonstitutionnelle.

La présence de Ouattara à la maison blanche, contrairement à ce qu’on veut faire croire aux Africains, est un danger pour la démocratie sur le continent. Désormais, beaucoup feront comme en Côte. Une fois qu’ils seront convaincus d’avoir le soutien des puissants de ce monde, ils refuseront le verdict des urnes s’il n’est pas en leur faveur. Que personne, fut-elle le président américain, ne nous trompe ; un bon processus électoral, c’est celui dont le contentieux se règle par voie constitutionnelle. Ouattra est un anti-constitutionnaliste avéré ; il est donc un antidémocrate.

jeudi 4 août 2011

DE QUOI SOUFFRE LE TOGO ???

souverainet-africaine.com : 04 août 2011
Trois faits majeurs lus dans la presse togolaise en ont rajouté à un certain nombre d’informations que j’avais déjà relativement à des liens que le Togo aurait tissés avec la coalition qui a amorcé la recolonisation de la Côte d’Ivoire. Ces faits m’ont donc amené à consacrer le présent article de la Révolution Permanente à ce pays qui commence à faire parler de lui d’une façon qui interpelle tous les combattants engagés dans la lutte pour la libération de l’Afrique. De quoi s’agit-il ?
Premier fait important qui nous a interpellé, un article du confrère Ali Camus du Togo sur l’apologie de la confrérie des braconniers Dozos qu’aurait organisée Monsieur Kofi Yamgnane, un ressortissant togolais, en France aux côtés de Monsieur Ali Coulibaly, « ambassadeur » du gouvernement  de Monsieur OUATTARA Dramane, afin de convaincre l’opinion internationale que les Dozos constitueraient une « armée » d’élite au service de la lutte pour l’intronisation de Monsieur Dramane OUATTARA comme président en Côte d’Ivoire.
Deuxième fait marquant, il s’agit de l’implication revendiquée par le Général Assani Tidjani de la République du Togo dans l’encadrement des forces rebelles qui continuent endeuiller la Côte d’Ivoire depuis 2002.
Enfin troisième fait, les poursuites engagées contre l’ancien Premier Ministre togolais, Monsieur Eugène Koffi Adoboli, pour détournement de deniers publics dans le cadre du projet immobilier OUA alors qu’il semblerait que ces poursuites auraient été engagées par la Justice togolaise, pour vrai ou faux, conforter les Etats-Unis dont l’ambassadeur dans ledit pays aurait dénoncé une certaine impunité qui conforterait la pratique de la corruption et du détournement de deniers publics dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.
Engagés résolument dans la lutte pour l’indépendance économique et la libération de l’Afrique du joug colonial de l’Occident fasciste, nous avons décidé de soulever un certain nombre de questionnements pour comprendre où va le Togo dans cette dynamique panafricaine de lutte contre l’envahisseur blanc. Ce pays serait-il devenu comme le Burkina Faso, le Sénégal de Monsieur Wade et fils, le Nigeria de Monsieur Jonathan, la porte ouverte à la recolonisation de l’Afrique ?
Nous nous interrogeons. Notamment sur le rôle joué par le Togo depuis 2002 jusqu’à la capture de Laurent GBAGBO par la France, dans la déstabilisation de la Côte d’Ivoire. Ce pays qui entretien officiellement des relations très courtoises avec la Côte d’Ivoire et dont une forte diaspora y est très bien intégrée aurait-il joué le jeu de la France de Nicolas Sarkozy pour permettre la prise du pouvoir en Côte d’Ivoire ? Pour quelle raison aurait-il trahi un pays qui pourtant n’a jamais été en inimitié avec lui ? Eyadéma fils aurait-il le complexe de l’héritier, bombardé à la tête d’un pays qui aspirait au changement après la disparition d’un père fondateur qui avait fini par transformer la force en légitimité démocratique ?
Que se passe-t-il au Togo pour qu’après le refus du Ghana de céder son port et son aéroport à la France pour y débarquer les armes qui ont servi à massacrer les Ivoiriens, ce fut selon plusieurs sources, le port du Togo qui se chargea de cet acte de collaboration sans qualificatif ?
L’héritier aurait-il hérité d’un système autrefois appelé françafrique, aujourd’hui baptisé recolonisation, dont il n’est qu’une victime ou aurait-il décidé délibérément de collaborer avec des « frères de lumière » blancs pour s’assurer une stabilité politique au détriment de la cohésion et de la paix d’un pays « ami » ? De quoi souffre le Togo ? D’un manque d’inspiration démocratique au point de rechercher son salut dans l’ouverture des entrailles de l’Afrique à l’envahisseur impitoyable qui n’hésitera pas à massacrer la population togolaise dès que des intérêts contradictoires seront en jeu dans ce pays ?
Je m’étonne et je m’interroge. Que se passe-t-il dans le Togo politique alors qu’un peuple sage, travailleur et aspirant à un changement qualitatif se voit imposer un système vétuste, anachronique et sans avenir lisible ? De quoi le Togo a-t-il peur pour vouloir sacrifier certains de ses fils seulement pour faire plaisir à l’homme blanc ?
Je rêve une Afrique responsable. Une Afrique digne dont les fils ne constituent pas leurs fortunes en pillant les biens publics. Une Afrique forte où les représentants du peuple gardent la tête haute pour dire non au dictat de l’homme blanc, usurier rapace appauvri par sa folie des grandeurs et qui est en quête d’opportunités de prédation en milieu nègre.
Cette Afrique-là ne se bâtit pas dans la compromission. Elle ne se construira jamais avec des héritages politiques déshonorants. Elle a le devoir de se construire avec des choix responsables, une vision prospective efficiente du développement et une capacité de penser de nouveaux modèles économiques qui ne seraient pas des pâles copies de ceux de l’homme blanc, dont les limites sont déjà connues.
Et les Hommes pour penser cette Afrique-là, le Togo en regorge. Alors Togo, que se passe-t-il pour que tes dirigeants tombent dans les faiblesses des anciens régimes hérités de l’administration coloniale ?
Ne penses-tu pas qu’il est temps de te repentir de tes voies et de t’engager dans la dynamique de la Révolution économique, politique et idéologique qui consacrera la victoire de l’Afrique nouvelle sur le colon qui n’a point besoin que tu connaisses le développement ?
Je m’interroge et j’ose espérer que le bon sens nous unira très bientôt autour de notre idéal commun : l’Indépendance Economique de l’Afrique qui se développera alors pour son propre compte, sans fouet ni harnais.
Hassane Magued

lundi 1 août 2011

L’occident a toujours été contre l’émancipation des Africains.

Pour justifier la violation de la souveraineté de la Côte d’Ivoire et de la Libye les puissances occidentales ont évoqué leurs ‘’devoirs’’ de sauver la démocratie et de protéger les populations civiles. Ces arguments fallacieux ont pourtant emballé une partie importante des Africains. Et c’est dommage que les Africains de n’aient tiré aucune leçon de l’histoire douloureuses du continent pour comprendre que les pays occidentaux ont toujours été contre l’émancipation des peuples du continent noir. Les éléments sont légion pour illustrer la volonté profonde de l’Occident de maintenir à vie l’Afrique sous domination.
La traite négrière.
Les puissances occidentales ont mis sur pied une Justice Pénale Internationale qui ne s’occupe que des crimes contre l’humanité commis par les nations et individus faibles, notamment les Africains. Or, le plus grand crime contre l’humanité a été commis par les occidentaux contre les Africains. Ce crime, c’est la traite négrière. Au 16e siècle plusieurs grands Etats indigènes (Monomotapa en Afrique Australe ; l’Empire Songhaï en Afrique occidentale ; le Kanem-Bornou) se sont constitués. C’est en ce moment que des commerçants européens débutent le tristement célèbre commerce des esclaves noirs. La révolution industrielle offre aux européens une supériorité militaire qui leur permet de soumettre des chefs africains pour organiser un véritable chasse aux esclaves. La traite des Noirs a duré trois siècles (du 16è au 19e). La France n’a aboli l’esclavage qu’en 1848. Mais l’exploitation des esclaves est restée une réalité tolérée aux Etats-Unis jusqu’en 1865 et dans les colonies portugaises jusqu’en 1880.  Selon les historiens plusieurs centaines de milliers d’Africains ont été convoyés dans les calles de bateaux sur l’Amérique pour travailler dans les exploitations agricoles.
La colonisation
Après l’abolition effective de l’esclave africain, une nouvelle forme d’attrait pour l’Afrique naquit en Europe. A parti de 1870, les richesses naturelles du continent sont convoitées. En moins de trente ans la quasi-totalité du contient est colonisée. Cuivre, diamants, or, gomme, bois, huile de palme et autres sont autant de matières premières à exploiter. Malgré la résistance courageuse des Africains, en 1885, les puissances coloniales européennes se réunissent à Berlin en Allemagne et partagent le ‘’gâteau’’. A l’époque, le prétexte humanitaire est évoqué, les Européens affirmant vouloir protéger l’Afrique des Arabes en quête d’esclaves (un vrai faux prétexte).
Le soutien aux dictatures après les indépendances.
La seconde guerre mondiale à laquelle des troupes levées de force dans les colonies africaines a permis aux Africains de se rendre compte que le colon n’est pas  invincible qu’ils le croyaient. A partir de cette période, les velléités d’indépendance se firent jour et les Européens se sentirent obligés d’amorcer la décolonisation de l’Afrique qui a atteint sa vitesse de croisière en 1960. Pendant la colonisation les Occidentaux se sont déployés à privilégier des minorités ethniques qu’ils ont aidées à conserver le pouvoir après la proclamation des indépendances. Les armées formées à l’indépendance n’ont ainsi pour but que de maintenir au pouvoir la minorité ethnique privilégiée jusque là par le colon. Un autre type de complicité prend ainsi naissance : d’une part, l’ex-colonisateur conserve ses alliés géopolitiques (des vassaux) utiles pour son économie et s’assure que la vague des indépendances ne débouche pas sur une véritable autonomie africaine. Cela va jusqu’à l’élimination physique de dirigeants locaux tels que Patrice Lumumba au Congo, Olympio au Togo. D’autre part, l’ethnie au pouvoir reçoit de nombreux privilèges et voient sa suprématie légitimée par l’Occident. Pendant ce temps, les droits de la majorité des citoyens africains sont foulés. Les choses ont continué ainsi jusqu’à la fin de la guerre froide où l’occident a compris qu’il lui était difficile de continuer par soutenir les dictatures.
Les Programmes d’Ajustement Structurel (PAS).
L’Occident se plait d’une façade de démocratie dans de nombreux  pays africains et impose au continent les PAS qui entraînent la réduction des budgets des Etats consacrés au secteur social. On assiste à des licenciements en masse dans la fonction publique. Ce qui préoccupe les puissances occidentales, c’est comment permettre aux Etats africains d’engranger des sommes pour rembourser leurs dettes. Que les populations africaines meurent de faim ne dit vraiment pas mot à l’Occident. Et quand les consciences commencent par s’éveiller, on rebaptise les PAS : Pays Pauvres, Trop Endettés (PPTE) avec les fameux Documents Stratégiques de Réduction de Pauvreté (DSRP). Il s’agit d’une flopée de mesures d’un pyromane pompiste qui ne feront qu’embourber l’Afrique et les Africains.
Binafame

vendredi 29 juillet 2011

La dissolution du RPT: une illustration de la volonté de Faure Gnassingbé de s'opposer à l'alternance.

Faure Gnassingbé n’est pas prêt à faire seulement deux mandats à la tête du Togo. Au contraire, tout laisse penser qu’il veut rester longtemps au pouvoir comme son père, Gnassingbé Eyadema qui a gouverné le pays pendant 38 ans. C’est ce qui justifie, de l’avis de plusieurs observateurs de la politique togolaise, la détermination du chef de l’Etat à dissoudre le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) qui a fait près d’un demi-siècle au pouvoir. A l’heure actuelle où la tendance générale dans le monde est à l’alternance, Faure sait que ça ne sent pas bien qu’il se fasse réélire à maintes reprises comme candidat du RPT, même si c’est dans la transparence. C’est pour cela qu’il essai de passer par une gymnastique intellectuelle en se faisant porter candidat aux prochaines échéances électorales par une nouvelle formation politique ; tout ayant pour but de tromper le peuple.

Faure compte sur l’évolution positive de la mentalité des électeurs en faveur du RPT depuis qu’il a succédé à son père dans le sang pour faire accepter son propre parti. A analyser profondément la situation politique, le chef de l’Etat peut véritablement dire que la mort du RPT va lui permettre d’assouvir son ambition de rester aussi longtemps au pouvoir. Il semble qu’il en est convaincu. En prononçant l’oraison funèbre du parti qui a fait de lui ce qu’il, parti désavoué par la majorité des Togolais, le chef de l’Etat est persuadé qu’il sera considéré comme un héros ; cela pourra peut-être effacer de la mémoire des citoyens tout le mal que son clan a fait à ce pays. Si les choses se présentent ainsi, ce serait la ruine de l’espoir des populations pour l’alternance en 2015. Le score du RPT aux différentes élections sous Faure (2007 et 2010) lui donne l’impression que les Togolais sont de plus en plus  nombreux à faire la distinction entre sa personne et son parti. Il y a donc de quoi pour lui de penser que la dissolution du RPT et son remplacement par un autre parti, va lui attirer la sympathie de la majorité des citoyens.

Faure veut regrouper tous ceux qui l’ont supporté en 2010, y compris des personnalités de l’opposition qui avaient mordu à son appât, dans un grand parti. Ces opposants tourneurs de veste l’ont permis de réaliser des scores plus qu’honorables dans des zones précédemment hostiles au régime. Tout cela, est dû à la perception que les citoyens se font du parti au temps de Gassingbé Eyadema et aujourd’hui. Faure Gnassingbé pense que dissoudre le RPT peut lui permettre d’élargir sa base électorale du clan au pouvoir depuis des décennies.

De plus, le nouveau parti héritera tout du RPT à savoir la machine électorale, l’argent amassé depuis plusieurs années. Or, nombre de personnes ne votent que pour le parti qui est en mesure de leur distribuer des dons. C’est d’ailleurs les achats qui sont à la base de la victoire du RPT en 2007 et 2010.

Binafame


mardi 26 juillet 2011

Les jours et semaines qui sont devant nous risquent d’être difficiles pour le pouvoir.

Flambeau des Démocrates-25/07/2011

« On ne peut rien attendre d’une jeunesse que l’injustice ne révolte », disait Thomas Méllomé. Cette citation semble cadrer très bien avec la situation des populations togolaises qui se comportent depuis longtemps comme des esclaves volontaires face à la multiplication des actes assassins du gouvernement Houngbo. Mais existe-t-il vraiment un peuple que l’injustice ne révolte pas ? En notre qualité de journaliste, nous n’en connaissons point. Nous sommes, au contraire, convaincus que même en Dieu, il y a quelque du diable, si tant est que la colère vient exclusivement de ce dernier. Que ceux qui ne sont pas d’accord se rappellent l’attitude qu’a adoptée le seigneur Jésus Christ quand il a vu que les gens avaient transformé le tabernacle de Dieu en un lieu de commerce. Révolté par ce qu’il venait de constater, le seigneur s’est mis à renverser tous les étalages érigés par les commerçants. Si Jésus, que certains considèrent comme Dieu et qui nous conseille de donner la seconde joue à celui qui vient de nous gifler la première, est arrivé à bout de patience, nous pouvons parier que les populations togolaises ne vont pas continuer par demeurer coites devant la multiplication des actes assassins du gouvernement Houngbo sous la bénédiction de ‘’l’esprit nouveau’’, pardon, de Faure Gnassingbé.
De l’avis de plusieurs observateurs, les populations togolaises sont au pied du mur. Soit, elles se défendent contre le régime RPT qui les accule de plus en plus à la mort, soit elles croisent les bras pour être exterminées par un gouvernement à la solde des institutions financières internationales (FMI et Banque Mondiale) et des multinationales des grandes puissances économiques, notamment occidentales. Tous les ingrédients pour alimenter une révolte populaire semblent aujourd’hui être réunis. Point n’est besoin d’être un spécialiste des questions sociales pour s’en apercevoir. Ce que nous disons est dicté par amour pour notre chère patrie et non par apologie du mal. « Honte à qui peut chanter pendant que Rome brûle, s’il n’a la lyre et les yeux de Néron (Néron fut un cruel empereur romain), disait Alphonse de Lamartine.  En tirant la sonnette d’alarme sur ce qui ne va pas, nous accomplissons notre part de devoir pour que le Togo ne brûle pas. Mais, nous craignons que ce ne soit déjà trop tard, et ceci par la faute du pouvoir en place qui compte sur la force brute pour étouffer les revendications des populations. Les cas récents de la Tunisie et de l’Egypte montrent que quand le peuple se met débout, aucune armée, fut-elle la plus puissante au monde, ne lui résiste. Ces cas prouvent également qu’aucun peuple n’est résigné à vie. Il ne fait l’ombre d’aucun doute que le peuple togolais que le régime RPT croit avoir définitivement dompté se mettra débout un jour. La question ne se pose pas de savoir s’il y aura des revendications sociales généralises et ouvertes au Togo, mais elle se pose en ces termes : quand auront-elles lieu? C’est un droit inaliénable et sacré pour le peuple de passer par tous les moyens légaux pour que les richesses de son sol et sous sol assurent son épanouissement. Les Togolais, comme tous les autres peuples, ont le droit de lutter pour leur survie. Nul n’a le droit de les en empêcher, fut-il Faure Gnassingbé. Ceux qui gouvernent le Togo ont décidé de pousser la patience du peuple au-delà du possible.
Plus d’un Togolais estiment que le gouvernement a dépassé aujourd’hui les bornes en prenant des actes qui accentuent la misère des populations. Les citoyens pointent du doigt la façon dont le gouvernement a géré les mouvements de revendications sociales du personnel de santé et des étudiants de l’université de Lomé. Pour ces deux secteurs seulement, nombre de personnes pensent que le pays est assis sur une poudrière. Sous la pression, le gouvernement a fini par signer des accords avec les agents de santé et les étudiants. Mais des craintes subsistent quant au respect de ces accords. Nous avons appris qu’il y a deux semaines, le Syndicat du Personnel Hospitalier du Togo (SYNPHOT) a dû menacer d’arrêter le travail dans les centres de santé avant que le gouvernement n’accélère la mise en œuvre du protocole d’accord. C’est après cela que les choses sont rentrées dans l’ordre. Du côté de l’université de Lomé, le pouvoir ne joue pas franc jeu. Le  Mouvement pour l’Epanouissement de l’Etudiant Togolais (MEET) a dû se faire violence pour appeler à la reprise des cours afin de sauver l’année académique. Cependant, le Mouvement a émis des réserves quant à l’accord intervenu à la primature avec les autorités au sujet des revendications estudiantines. Ces réserves portent notamment sur la décision d’exclusion (la décision est suspendue et non annulée) de M. Adou Sébou et sur la question de la bourse et des aides. Jusqu’ici, le MEET attend que ces réserves soient prises en compte par le gouvernement pour que son président appose sa signature en bas de l’accord. Mais une fois que les examens de fin d’année ont commencé, le gouvernement se dit que le danger est écarté et tente de multiplier le MEET par zéro. Dans la logique du pouvoir, l’accord avec les étudiants lui a seulement permis de gagner du temps et non de résoudre les problèmes. Il est hors de question pour le gouvernement de trouver des solutions appropriées aux préoccupations des étudiants. Une source bien renseignée fait état de ce que dans l’entendement du gouvernement, le rétablissement de la bourse met désormais fin à l’attribution des aides. Du côté des étudiants, on dit attendre que le gouvernement se prononce clairement contre l’aide  pour lui montrer de quel bois on se chauffe. Comme on le voit, il y a de l’électricité dans l’air.
Comme si cela ne suffisait pas de provoquer le peuple, le pouvoir a décidé depuis le jeudi 14 juillet de revoir à la hausse le prix du carburant à la pompe, alors qu’une première hausse a eu lieu il y a un peu plus d’un mois. Les citoyens ont reçue cette décision comme une provocation de trop, mais n’ont pas réagi, parce que depuis un certain temps, très peu de personnes s’approvisionnent auprès des stations d’essence. La plupart des détenteurs de voitures et de motos achètent le carburant au bord de la route à 500 F au lieu de 600 F à la station. Tant que les gens trouveront le carburant informel, ils resteront calmes. Malheur au gouvernement s’il réactive l’opération entonnoir pour interdire la vente du carburant en dehors des stations d’essence. En tout cas, de sources bien indiquées montrent que ce jour là, les choses ne seront pas faciles. Les émeutes du carburant sont inévitables. Il est certain que le gouvernement va décider un jour de mettre fin à la vente du carburant au bord de la route qualifié à tort d’essence frelatée. Déjà, le mercredi, réunie en assemblée générale, la Fédération des Travailleurs du Bois et de la Construction du Togo (FTBC) trouve inopportune la dernière augmentation du prix des produits pétroliers. Par conséquent, la fédération a demandé au gouvernement de revenir sur sa décision d’ici au plus tard le 28 juillet. Passé, ce délai, une grève d’avertissement de 48 heures sera observée sur toute l’étendue du territoire.
Le pouvoir de Faure Gnassingbé, en considérant le peuple comme l’escabeau de son pouvoir, est entrain de réunir les ingrédients d’une explosion sociale. Que personne ne nous reproche demain de n’avoir pas tiré la sonnette d’alarme sur ce qui ne va pas.

Le Moalimou.

dimanche 24 juillet 2011

Pourquoi les populations de l’Oti doivent sanctionner le régime en place en 2012.

Cinquante ans après l’indépendance du Togo,  le pays continue de s’enfoncer dans les profondeurs du sous développement par la faute du Rassemblement du peuple Togolais (RPT) au pouvoir depuis 1967. Dans l’ensemble, le Togo présente le visage d’un pays après une guerre fratricide.
Dans ce décor de sinistre, le sort que connaît la préfecture est très peu enviable. Le régime en place a tout mis en oeuvre pour que les habitants de cette préfecture disparaissent. La confiscation des terres fertiles pour établir une faune aux limites disproportionnées fait partie du plan machiavélique mis en place par le RPT avant l’avènement de la démocratie pour contraindre les populations de l’Oti à s’exiler. Aujourd’hui encore, l’Oti constitue le parent pauvre des quelques rares projets de développement du pouvoir en place.  Alors qu’au temps colonial, la ville de Mango constituait un véritable centre administratif, aujourd’hui, l’on n’y peut rien faire (même la simple carte d’identité nationale). Une grande partie de la préfecture est jusqu’alors considérée officiellement comme une faune, empêchant ainsi aux bonnes volontés d’entreprendre des activités pérennes de développement au profit des populations. Les cadres de l’OTI, membres du RPT ont fait la preuve qu’ils sont prêts à toutes les bassesses pour continuer de la maintenir dans le sous développement. Une des illustrations, c’est l’incendie de plusieurs domiciles à Mango en avril 2005 par des jeunes à la solde du RPT.
Les populations de l’Oti ne doivent donc pas apporter leurs voix à un parti et à des individus dont le dessein profond est en réalité de maintenir ses habitants dans la misère pour les contraindre à l’exil afin de transformer toutes les terres à une fosse aux lions et aux éléphants. En tout cas, le parti au pouvoir n’a jamais montré que la vie d’habitant de l’Oti vaut plus que celle d’un animal.
Binafame

vendredi 22 juillet 2011

La protection des populations: un prétexte pour l'Occident de recoloniser l'Afrique

L'intervention militaire de la France en Côte d'Ivoire  et celle actuellement de l'OTAN en Libye suite à des résolutions alambiquées de l'ONU ont été justifiées par les puissances occidentales par le souci de protéger les populations civiles prétendument menacées. Il s'agit d'un vrai faux prétexte pour les occidentaux qui devant la montée en puissance de certains pays asiatiques sur le plan économique, cherchent à faire main basse sur les richesses naturelles du continent africain incapable de se défendre militairement. Mais très peu d'Africains, du fait de la grande manipulation médiatique sont en mesure de comprendre que les événements de Côte d'Ivoire et de Libye sont des signes avant-coureurs d'une recolonisation de l'Afrique. Il faut donc un vaste travail d'éveille des consciences sur le continent de nos ancêtres, le berceau de l'humanité. C'est cet effet que j'ai accordé le 12 mai une interview  à l'hebdomadaire togolais ''Le Dauphin''. Je la reprends ici pour les internautes.

Interview de M. BINAFAME Kohan Kidékiyime, président de l’AITAE à l’hebdomadaire Le Dauphin.

Le Dauphin : M. BINAFAME, pouvez-vous nous parler de l’AITAE dont vous êtes le président ?
BINAFAME : L’Association des Intellectuels Togolais pour une Afrique Eveillée (AITAE) est une association que des amis et moi avons portée sur les fonds baptismaux, il y a deux mois. L’AITAE est une association à vocation panafricaniste voulant œuvrer, par la réflexion et l’action, pour faire en sorte que les Africains puissent réellement jouir de leur droit à disposer d’eux-mêmes. De façon concrète, l’AITAE s’efforcera de sensibiliser les populations africaines, notamment togolaises pour qu’elles puissent désigner leurs gouvernants en toute lucidité et sans entrave.
Nous avons créé cette Association parce qu’en dépit des déclarations de principe comme le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, de plus en plus de personnes, d’Etats, voire institutions s’emploient à empêcher les peuples des pays faibles, en occurrence les Africains de jouir de leurs droits et libertés. Aussi, remarquons-nous des tentatives de sabordage de la démocratie en Afrique par certaines puissances. Les putschs militaires contre les présidents Sidi CheiK Abdoulayi (Mauritanie), Ange Félix Patassé (Centrafrique) et Gbagbo ainsi que les frappes militaires assassines de l’Organisation de l’Atlantique Nord (OTAN) sont des signes de la détermination de l’Occident à recoloniser l’Afrique ou tout du moins la vassaliser afin de piller impunément les richesses du continent. Face à cette situation, nous avons estimé que nous, les Africains, devons nous organiser si nous ne voulons pas connaître des situations douloureuses comme celles de l’esclavage et de la colonisation. L’AITAE s’évertuera, aussi longtemps que le Bon Dieu nous protégera contre ceux qui se comportent comme s’ils ont le permis de tuer les peuples faibles, à éveiller la conscience des citoyens africains pour que notre continent ne retombe pas sous le joug colonial.     
Le Dauphin : Qu’est-ce qui vous fonde à croire que l’Occident veut recoloniser l’Afrique ?
M. BINAFAME : Il y a des facteurs qui me fondent à penser que l’Occident ne verrait pas d’un mauvais œil une recolonisation ou tout du moins une vassalisation des Etats africains. Pour s’en convaincre, il suffit de comparer la situation actuelle de l’Occident à celle de l’Europe à la veille de la colonisation. Il faut se rappeler que deux faits économiques majeurs ont été à l’origine de la colonisation du reste du monde par l’Europe. Le premier  fait, c’était le besoin de matières premières et de ressources énergétiques. Suite à sa révolution industrielle, l’Europe avait grand besoin de ressources minières et énergétiques pour faire fonctionner ses industries et pour la fabrication de produits finis. Or, l’Europe n’est pas naturellement bien pourvue en richesses. Ainsi, pour se procurer gratuitement les matières dont elle avait besoin, l’Europe a profité de sa supériorité technique pour soumettre les autres parties du monde, notamment l’Afrique. Le second fait déterminant, c’était la recherche de débouchés pour l’écoulement des produits industriels européens.
Aujourd’hui, il suffit d’observer de près pour se rendre compte que l’économie des pays occidentaux se trouve dans une situation plus compliquée qu’elle n’était à la veille de la colonisation. Les quelques rares ressources minières et énergétiques des pays européens sont en voie d’épuisement. Malheureusement, les puissances occidentales  ne peuvent pas se procurer à vil prix les matières premières comme avant à cause de la demande croissante des pays asiatiques et de l’Amérique latine qui connaissent un développement industriel et économique extraordinaires. En d’autres termes, la croissance de la demande en matières premières fait grimper leur prix. Ceci n’arrange pas forcément l’Occident dont l’économie est en récession. Dans le même temps, le coût de la main d’œuvre dans cette partie du monde est très élevé ; ce qui fait que les produits industriels des pays occidentaux ne sont pas compétitifs de nos jours. De plus, l’Asie, la plus grande population du monde (la Chine et l’Inde seules font plus de deux milliards d’habitants) a cessé d’être un débouché pour les produits occidentaux à cause de la montée en puissance des pays comme les chine, l’Inde, le Singapour, Taïwan, la Coré du Sud qui inondent ce vaste continent de leurs produits industriels et agricoles défiant toute concurrence.  Le seul endroit au monde aujourd’hui où les produits fabriqués en Occident connaissent encore un sort meilleur, c’est l’Afrique dont la quasi-totalité des pays sont à l’étape du sous développement. Mais ici aussi, la concurrence de la Chine et de l’Inde ainsi que d’autres pays émergents est rude. Face à une telle situation, l’occident cherche à placer à la tête des pays africains des hommes politiques sans aucune ambition réelle pour leurs propres populations et qui sont disposés à brader les richesses de leur pays au profit des multinationales occidentales.
Mais, l’Occident sait que la colonisation au 21e siècle est une idée difficile à accepter. C’est pourquoi il brandit des arguments tels que la protection des civils et la sauvegarde de la démocratie pour cacher ses réelles intentions. C’est ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire. C’est ce qui se passe en Libye où certains Etats occidentaux, en toute illégitimité, déversent des tonnes de bombes sur les populations dans le seul but d’installer leurs pions à la tête de ce pays qui constitue l’une des plus grandes réserves de pétrole au monde. En tout cas, je ne vois pas ce qui peut justifier le soutien de la France, de l’Angleterre, de l’Italie, des Etats-Unis et leurs alliés aux rebelles libyens si ce n’est la volonté de mettre fin au règne de Kadhafi pour faire main basse sur les richesses pétrolières. Personne n’est dupe pour croire que les frappes de l’OTAN sont uniquement destinées à protéger les populations civiles.
Le Dauphin : Mais tout de même est-ce que vous ne voyez pas que l’intervention de la France et de l’ONU en Côte d’Ivoire a permis de sauver la démocratie dans ce pays, puisque le président Gbagbo qui a perdu les élections refusait de reconnaître sa défaite et que si malgré tout il était resté au pouvoir, ce serait un précédent dangereux pour l’Afrique ?
Binafame : Votre question insinue plusieurs choses à la fois. Tout d’abord, laissez-moi vous dire que ceux  qui (l’ONU, certaines puissances et certains Etats africains) ont clamé haut et fort que le président Gbagbo a perdu l’élection du 28 novembre 2010 n’ont plus été en mesure d’en apporter la preuve de leur affirmation. Leur seul argument, c’est la simple certification d’un individu qui a montré dès le départ qu’il était en mission commandée pour aider Alassane Ouattara à parachever le coup d’Etat qu’il a commencé en septembre 2002. Si en Haïti, l’ONU a accepté recompter les voix de l’élection présidentielle et a refusé de faire la même chose en Côte d’Ivoire, c’est que Ban Ki-Moon, Sarkozy, Barack Obama et leurs complices ont peur que leur magouille soit découverte. Si les Nations unies et les grandes puissances ont préféré l’usage de la force, c’est qu’elles craignent que le recomptage des voix prouve au monde entier que leur protégé n’a pas remporté le scrutin.
Ensuite, il faut rappeler que les résultats proclamés, au Quartier Général de campagne de Alassane Ouattara, par Youssouf Bakayo, le président de la Commission Electorale Indépendante (CEI) ont été obtenus uniquement à base du comptage manuel, alors que tous les acteurs au second tour étaient d’accord qu’il fallait combiner le comptage manuel et électronique. Les résultats obtenus après le traitement  électronique des procès verbaux existent bel et bien. Mais la fameuse communauté internationale a fait un black out total sur ça. Or, de toute évidence, le comptage électronique a permis de démasquer des irrégularités massives. Il faut aussi rappeler que dès la clôture du scrutin des personnalités de renom comme Me Joseph Koffigoh et John Jerry Rwalings ainsi que les experts électoraux africains avaient dénoncé des fraudes à grande échelle dans les zones sous le contrôle de la rébellion de Ouattara depuis septembre 2002.
Dire dans ces circonstances que l’intervention de la France et de l’ONU a permis de sauver la démocratie, je pense que c’est chercher à écrire l’histoire à l’envers. C’est plutôt l’imposition de Ouatttara qui est une menace pour la démocratie. En effet, tout porte à croire qu’il y a eu réellement bourrage d’urnes dans la zone contrôlée par les chiens de guerre de Ouattara que les médias du colon s’emploient à appeler Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI). Si tant est que c’est la sauvegarde de la démocratie qui tient à cœur  la communauté internationale pourquoi les donneurs de leçons ne se sont pas montrés émus devant le fait que dans plus de 200 bureaux de vote où le président Gbagbo avait des voix au premier tour, au second il en a zéro ? Il est à craindre que désormais en Afrique tout candidat qui se sent fort bloque une partie entière du pays, bourre les urnes pour se faire proclamer président.
Ce qui s’est passé est un acte condamnable parce que cela constitue une violation flagrante de la charte de l’ONU qui prohibe l’ingérence des les affaires intérieures d’un Etat indépendant. On a prétexté que c’était pour détruire les armes lourdes. Dans ce cas, on peut se poser la question de savoir pourquoi ce sont seulement les armes des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) qu’on a détruites. Qu’on cesse de prendre les Africains pour des petits enfants. Je déplore les nombreuses morts à cause des balles des FDS. Mais pourquoi les monde entier, notamment les médias occidentaux, garde le silence sur les milliers de jeunes patriotes tués près de la présidence de la République du fait des bombardements des chars et hélicoptères des forces françaises.



Le Dauphin : Bonne ou mauvaise, l’intervention de la France a permis de mettre fin aux combats violents en Côte d’Ivoire. Pensez-vous que le pays est sur la voie de la réconciliation ?
Binafame : J’aurais voulu croire que c’est le bout du tunnel, mais je pense que ça sera difficile.
Le Dauphin : Monsieur Ouattara s’y est pourtant engagé. Est-ce à dire que vous ne lui faites pas confiance ?
Binafame : Je crois que ce n’est pas sérieux de me demander de faire confiance à un chef de guerre dont les troupes ont massacré plus d’un millier de personnes dans des églises à Douékoué. Comment est-il possible de penser que l’on peut faire confiance à un anti-constitutionnaliste avéré qui ne compte que sur la force comme moyen d’arriver au pouvoir. Des informations concordantes font état de ce que la victoire militaire du camp Ouattara a été suivie d’une chasse aux pro-Ggbagbo. Aujourd’hui, les médias proches du FPI sont presque tous saccagés. Les responsables du parti de Gbagbo sont tous embastillés. Certaines organisations de protection des droits de l’homme parlent même d’épuration ethnique. Dans ces circonstances, les nouveaux maîtres d’Abidjan ne peuvent pas prouver qu’ils veulent réellement la réconciliation. Il faut des actes forts qui accompagnent les déclarations d’intention.
Le Dauphin : Gbagbo, malgré sa résistance, est tombé, croyez-vous que Kadhafi pourra tenir tête à la coalition internationale ?
Binafame : L’OTAN, dans le cadre de Libye agit comme une organisation terroriste, et face au terrorisme, qu’il soit mené par un islamiste ou par une grande puissance, la seule attitude à  avoir, c’est de résister. Il est très facile de penser que Kadhafi va laisser son pays qu’il aime tant à des individus armés au vu et su de tout le monde par des puissances occidentales. Même s’il arrivait qu’il soit assassiné, puisque c’est visiblement ce que veut maintenant la coalition internationale, la postérité lui rendra un hommage mérité.
Le Dauphin : Votre mot de fin
Binafame : Je demande aux Africains de ne pas se laisser manipuler. La réussite du processus démocratique en Afrique est le dernier souci des grandes puissances. Ce qui les préoccupe, c’est l’intérêt de leurs multinationales.




jeudi 21 juillet 2011

L'espoir est permis désormais pour la préfecture de l'Oti

Après 50 ans d'indépendance de notre pays, la préfecture de l’Oti qui, au temps colonial était un véritable centre administratif a été totalement oubliée par le Rassemblement du peuple Togolais (RPT) qui dirige le pays depuis maintenant 42 ans. Cette situation malheureuse de la préfecture a été facilitée par l'attitude de  certains de fils, le plus grand nombre, pour lesquels elle a pourtant consenti tous les sacrifices pour qu'ils réussissent à l'école et dans leur carrière administrative.
Nous croyons à une autre Oti, car nous sommes convaincus que son sort actuel n'est pas dû à une malédiction divine. Il suffit que la nouvelle génération d'intellectuels ressortissants de la préfecture décide de rompre avec le parti dont le dessein profond est d'effacer Mango et les autres cantons et villages composants l'Oti de la carte du Togo. Mais ça, ce sera difficile parce que les cadres qui sont au RPT et qui ont toujours parlé au nom des populations de l'Oti ne pensent en réalité qu'à leurs propres intérêts. Le sort de l'Oti dépend désormais de ses populations qui doivent arrêter de d'accorder leurs suffrages à des fils et à un parti qui ont toujours posé des actes qui vont dans le sens de retarder l'Oti. Et comme cela, une autre préfecture de l'Oti sera possible. Nous y croyons