Pour justifier la violation de la souveraineté de la Côte d’Ivoire et de la Libye les puissances occidentales ont évoqué leurs ‘’devoirs’’ de sauver la démocratie et de protéger les populations civiles. Ces arguments fallacieux ont pourtant emballé une partie importante des Africains. Et c’est dommage que les Africains de n’aient tiré aucune leçon de l’histoire douloureuses du continent pour comprendre que les pays occidentaux ont toujours été contre l’émancipation des peuples du continent noir. Les éléments sont légion pour illustrer la volonté profonde de l’Occident de maintenir à vie l’Afrique sous domination.
La traite négrière.
Les puissances occidentales ont mis sur pied une Justice Pénale Internationale qui ne s’occupe que des crimes contre l’humanité commis par les nations et individus faibles, notamment les Africains. Or, le plus grand crime contre l’humanité a été commis par les occidentaux contre les Africains. Ce crime, c’est la traite négrière. Au 16e siècle plusieurs grands Etats indigènes (Monomotapa en Afrique Australe ; l’Empire Songhaï en Afrique occidentale ; le Kanem-Bornou) se sont constitués. C’est en ce moment que des commerçants européens débutent le tristement célèbre commerce des esclaves noirs. La révolution industrielle offre aux européens une supériorité militaire qui leur permet de soumettre des chefs africains pour organiser un véritable chasse aux esclaves. La traite des Noirs a duré trois siècles (du 16è au 19e). La France n’a aboli l’esclavage qu’en 1848. Mais l’exploitation des esclaves est restée une réalité tolérée aux Etats-Unis jusqu’en 1865 et dans les colonies portugaises jusqu’en 1880. Selon les historiens plusieurs centaines de milliers d’Africains ont été convoyés dans les calles de bateaux sur l’Amérique pour travailler dans les exploitations agricoles.
La colonisation
Après l’abolition effective de l’esclave africain, une nouvelle forme d’attrait pour l’Afrique naquit en Europe. A parti de 1870, les richesses naturelles du continent sont convoitées. En moins de trente ans la quasi-totalité du contient est colonisée. Cuivre, diamants, or, gomme, bois, huile de palme et autres sont autant de matières premières à exploiter. Malgré la résistance courageuse des Africains, en 1885, les puissances coloniales européennes se réunissent à Berlin en Allemagne et partagent le ‘’gâteau’’. A l’époque, le prétexte humanitaire est évoqué, les Européens affirmant vouloir protéger l’Afrique des Arabes en quête d’esclaves (un vrai faux prétexte).
Le soutien aux dictatures après les indépendances.
La seconde guerre mondiale à laquelle des troupes levées de force dans les colonies africaines a permis aux Africains de se rendre compte que le colon n’est pas invincible qu’ils le croyaient. A partir de cette période, les velléités d’indépendance se firent jour et les Européens se sentirent obligés d’amorcer la décolonisation de l’Afrique qui a atteint sa vitesse de croisière en 1960. Pendant la colonisation les Occidentaux se sont déployés à privilégier des minorités ethniques qu’ils ont aidées à conserver le pouvoir après la proclamation des indépendances. Les armées formées à l’indépendance n’ont ainsi pour but que de maintenir au pouvoir la minorité ethnique privilégiée jusque là par le colon. Un autre type de complicité prend ainsi naissance : d’une part, l’ex-colonisateur conserve ses alliés géopolitiques (des vassaux) utiles pour son économie et s’assure que la vague des indépendances ne débouche pas sur une véritable autonomie africaine. Cela va jusqu’à l’élimination physique de dirigeants locaux tels que Patrice Lumumba au Congo, Olympio au Togo. D’autre part, l’ethnie au pouvoir reçoit de nombreux privilèges et voient sa suprématie légitimée par l’Occident. Pendant ce temps, les droits de la majorité des citoyens africains sont foulés. Les choses ont continué ainsi jusqu’à la fin de la guerre froide où l’occident a compris qu’il lui était difficile de continuer par soutenir les dictatures.
Les Programmes d’Ajustement Structurel (PAS).
L’Occident se plait d’une façade de démocratie dans de nombreux pays africains et impose au continent les PAS qui entraînent la réduction des budgets des Etats consacrés au secteur social. On assiste à des licenciements en masse dans la fonction publique. Ce qui préoccupe les puissances occidentales, c’est comment permettre aux Etats africains d’engranger des sommes pour rembourser leurs dettes. Que les populations africaines meurent de faim ne dit vraiment pas mot à l’Occident. Et quand les consciences commencent par s’éveiller, on rebaptise les PAS : Pays Pauvres, Trop Endettés (PPTE) avec les fameux Documents Stratégiques de Réduction de Pauvreté (DSRP). Il s’agit d’une flopée de mesures d’un pyromane pompiste qui ne feront qu’embourber l’Afrique et les Africains.
Binafame
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