mardi 16 août 2011

• L’AITAE condamne l’inaction de la communauté internationale devant le règne de la justice des vainqueurs et de la politique d’épuration ethnique en Côte d’Ivoire.



En Côte d’Ivoire, depuis la capture du président Gbagbo par l’armée française, les rebelles de Ouattara, devenus l’armée républicaine, se livrent à cœur joie à des assassinats contre les personnes dites proches du président Gbagbo. Malheureusement, la communauté internationale, très prompte à dénoncer les violations des droits de l’homme et à prendre des sanctions contre leurs auteurs présumés du temps du président Gbagbo, ne fait rien pour que ce qui s’apparente à un génocide s’arrête. Cette situation de deux poids, deux mesures agace beaucoup de personnes de par le monde. C’est le cas de l’Association des Intellectuels Togolais pour une Afrique Eveillée (AITAE) qui a rendu public un communiqué condamnant l’inaction de la communauté internationale devant le règne de la justice des vainqueurs et de la politique d’épuration ethnique en Côte d’Ivoire.
 voici l'intégralité du texte
Depuis l’enlèvement, le 11 avril 2011, par l’armée française du Président élu de la République souveraine de Côte d’Ivoire, son Excellence Laurent Koudou GBAGBO, des rapports d’enquêtes menées par des organisations de défense des droits de l’Homme telles qu’Amnesty International, Human Rights Watch et la Division des Droits de l’Homme (DDH) de l’Opération des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire (Onuci) font état de ce que les rebelles de OUATTARA, rebaptisés Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), commettent, en toute impunité, des exactions ainsi que des tueries contre des populations jugées proches de l’ancien régime.
L’AITAE condamne avec la dernière rigueur l’attitude de la communauté internationale, notamment les grandes puissances, qui reste inactive devant les crimes perpétrés par les FRCI dans le but macabre d’éliminer physiquement toute vraie opposition au régime  d’Alassane Dramane OUATTARA.
L’immobilisme des grandes puissances, face aux exactions et aux tueries perpétrées par les FRCI, est inacceptable étant donné que c’est sous le prétexte de sauver la démocratie et de protéger les populations civiles prétendument menacées par les armes lourdes des Forces de Défense et de Sécurité de Côte d’Ivoire (FDS) qu’elles ont voté à l’ONU la résolution 1975 ayant servi de couvert à l’armée française aux ordres de Nicolas SARKOZY pour capturer le Président GBAGBO.
L’AITAE est indignée par l’inaction de la communauté internationale surtout que les exactions et massacres dénoncés par Amnesty International, Human Rights Watch et l’ONU s’apparentent, en grande partie, à des crimes contre l’humanité.
L’AITAE tient à élever une vive protestation contre l’attitude passive de l’ONU, l’Union Africaine (UA), des Etats-Unis, de la France ainsi que toute la communauté internationale devant le règne de la justice des vainqueurs qui s’acharne uniquement contre les militants du  Front Populaire Ivoirien (FPI), le parti du président déchu et de La Majortité Présidentielle (LMP), un regroupement de partis politiques ainsi que d’associations ayant soutenu Son Excellence Laurent Koudou GBAGBO au cours de l’élection présidentielle et des éléments des FDS.
Il est inadmissible qu’au moment où des personnalités civiles et militaires proches de l’ancien régime ou soupçonnées telles sont détenues sans jugement dans des prisons, que certains éléments des FRCI cités dans les différents rapports d’enquêtes comme étant les auteurs des exécutions extra-judiciaires des civiles pro-GBAGBO soient promis par le président OUATTARA que l’Occident présente comme le prototype de démocrate.
L’AITAE reste convaincue que les actes macabres commis et qui continuent d’être commis par les FRCI contre les partisans de l’ancien pouvoir permettront aux Africains de comprendre que ce qui a déterminé la France à faire la guerre contre les institutions souveraines de la Côte d’Ivoire, ce n’est pas la sauvegarde de la démocratie, encore moins la protection des populations civiles, mais  plutôt la préservation des intérêts des Français.
L’AITAE s’incline devant la mémoire de tous les Ivoiriens qui ont été massacrés pour avoir osé défendre la souveraineté de leur pays.
L’AITAE demande à tous les Africains, soucieux de la sauvegarde de l’indépendance de leurs Etats, de se mobiliser pour obtenir, par tous les moyens légaux, non seulement la libération du président GBAGBO et sa famille ainsi que tous ses partisans injustement incarcérés, mais aussi l’instauration en Côte d’Ivoire d’une justice impartiale.

Fait à Lomé, le 15 août 2011 ;
Le Président ;

BINAFAME Kohan Kidékiyime












Barack Obama et Nicolas Sarkozy encouragent l’accession au pouvoir en Afrique par des voies non constitutionnelles.


A la fin du mois de juillet, le président américain, Barack Obama a réussi à la Maison blanche, quatre chefs d’Etats africains (Yayi Boni du Bénin, Alpha Condé de la Guinée, Mamadou Issifou du Niger et Alassane Dramane Ouattara de la Côte d’Ivoire. Les médias occidentaux, visiblement instruits par leurs différents gouvernements, ont présenté la réception de ces quatre présidents par Barack Obama comme un encouragement à la démocratie ; comme quoi, ces chefs à en croire les Occidentaux et leurs médias, ont été élus à la suite de processus démocratiques crédibles (transparent et équitable). Auparavant, le chef de l’Etat ivoirien avait été reçu, sur instance de son ami Nicolas sarkozy, au sommet du G 8.

Mais, en réalité, il s’agit là d’une véritable escroquerie intellectuelle, d’un gros mensonge destinés à flouer les populations africaines afin de faire passer le diable pour Dieu. Il est vrai que Yayi Boni, Alpha Condé et Mamadou Issifou sont devenus présidents par voie constitutionnelle. On ne peut pas dire la même chose de Ouattara. Il est arrivé au pouvoir à la tête d’une rébellion qu’il créée depuis 2002 et qui a été soutenue par l’armée française. L’élection présidentielle de 2010 en Côte d’Ivoire n’a servi que de masque à un coup d’Etat en préparation depuis des années. C’est pour cela que Ouattara, soutenu par les gouvernements occidentaux et leurs valets de chefs d’Etats africains n’a pas accepté sa défaite pourtant proclamée par le Conseil Constitutionnel ivoirien, une juridiction dont les décisions sont insusceptibles de recours. Il n’y a pas de démocratie sans  respect scrupuleux des lois qu’un peuple s’est librement donné. Or, il est de notoriété publique que Ouattara n’a jamais eu d’égard pour les lois souveraines de la Côte d’ivoire. Il s’est fait proclamer président de façon anticonstitutionnelle.

La présence de Ouattara à la maison blanche, contrairement à ce qu’on veut faire croire aux Africains, est un danger pour la démocratie sur le continent. Désormais, beaucoup feront comme en Côte. Une fois qu’ils seront convaincus d’avoir le soutien des puissants de ce monde, ils refuseront le verdict des urnes s’il n’est pas en leur faveur. Que personne, fut-elle le président américain, ne nous trompe ; un bon processus électoral, c’est celui dont le contentieux se règle par voie constitutionnelle. Ouattra est un anti-constitutionnaliste avéré ; il est donc un antidémocrate.

jeudi 4 août 2011

DE QUOI SOUFFRE LE TOGO ???

souverainet-africaine.com : 04 août 2011
Trois faits majeurs lus dans la presse togolaise en ont rajouté à un certain nombre d’informations que j’avais déjà relativement à des liens que le Togo aurait tissés avec la coalition qui a amorcé la recolonisation de la Côte d’Ivoire. Ces faits m’ont donc amené à consacrer le présent article de la Révolution Permanente à ce pays qui commence à faire parler de lui d’une façon qui interpelle tous les combattants engagés dans la lutte pour la libération de l’Afrique. De quoi s’agit-il ?
Premier fait important qui nous a interpellé, un article du confrère Ali Camus du Togo sur l’apologie de la confrérie des braconniers Dozos qu’aurait organisée Monsieur Kofi Yamgnane, un ressortissant togolais, en France aux côtés de Monsieur Ali Coulibaly, « ambassadeur » du gouvernement  de Monsieur OUATTARA Dramane, afin de convaincre l’opinion internationale que les Dozos constitueraient une « armée » d’élite au service de la lutte pour l’intronisation de Monsieur Dramane OUATTARA comme président en Côte d’Ivoire.
Deuxième fait marquant, il s’agit de l’implication revendiquée par le Général Assani Tidjani de la République du Togo dans l’encadrement des forces rebelles qui continuent endeuiller la Côte d’Ivoire depuis 2002.
Enfin troisième fait, les poursuites engagées contre l’ancien Premier Ministre togolais, Monsieur Eugène Koffi Adoboli, pour détournement de deniers publics dans le cadre du projet immobilier OUA alors qu’il semblerait que ces poursuites auraient été engagées par la Justice togolaise, pour vrai ou faux, conforter les Etats-Unis dont l’ambassadeur dans ledit pays aurait dénoncé une certaine impunité qui conforterait la pratique de la corruption et du détournement de deniers publics dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.
Engagés résolument dans la lutte pour l’indépendance économique et la libération de l’Afrique du joug colonial de l’Occident fasciste, nous avons décidé de soulever un certain nombre de questionnements pour comprendre où va le Togo dans cette dynamique panafricaine de lutte contre l’envahisseur blanc. Ce pays serait-il devenu comme le Burkina Faso, le Sénégal de Monsieur Wade et fils, le Nigeria de Monsieur Jonathan, la porte ouverte à la recolonisation de l’Afrique ?
Nous nous interrogeons. Notamment sur le rôle joué par le Togo depuis 2002 jusqu’à la capture de Laurent GBAGBO par la France, dans la déstabilisation de la Côte d’Ivoire. Ce pays qui entretien officiellement des relations très courtoises avec la Côte d’Ivoire et dont une forte diaspora y est très bien intégrée aurait-il joué le jeu de la France de Nicolas Sarkozy pour permettre la prise du pouvoir en Côte d’Ivoire ? Pour quelle raison aurait-il trahi un pays qui pourtant n’a jamais été en inimitié avec lui ? Eyadéma fils aurait-il le complexe de l’héritier, bombardé à la tête d’un pays qui aspirait au changement après la disparition d’un père fondateur qui avait fini par transformer la force en légitimité démocratique ?
Que se passe-t-il au Togo pour qu’après le refus du Ghana de céder son port et son aéroport à la France pour y débarquer les armes qui ont servi à massacrer les Ivoiriens, ce fut selon plusieurs sources, le port du Togo qui se chargea de cet acte de collaboration sans qualificatif ?
L’héritier aurait-il hérité d’un système autrefois appelé françafrique, aujourd’hui baptisé recolonisation, dont il n’est qu’une victime ou aurait-il décidé délibérément de collaborer avec des « frères de lumière » blancs pour s’assurer une stabilité politique au détriment de la cohésion et de la paix d’un pays « ami » ? De quoi souffre le Togo ? D’un manque d’inspiration démocratique au point de rechercher son salut dans l’ouverture des entrailles de l’Afrique à l’envahisseur impitoyable qui n’hésitera pas à massacrer la population togolaise dès que des intérêts contradictoires seront en jeu dans ce pays ?
Je m’étonne et je m’interroge. Que se passe-t-il dans le Togo politique alors qu’un peuple sage, travailleur et aspirant à un changement qualitatif se voit imposer un système vétuste, anachronique et sans avenir lisible ? De quoi le Togo a-t-il peur pour vouloir sacrifier certains de ses fils seulement pour faire plaisir à l’homme blanc ?
Je rêve une Afrique responsable. Une Afrique digne dont les fils ne constituent pas leurs fortunes en pillant les biens publics. Une Afrique forte où les représentants du peuple gardent la tête haute pour dire non au dictat de l’homme blanc, usurier rapace appauvri par sa folie des grandeurs et qui est en quête d’opportunités de prédation en milieu nègre.
Cette Afrique-là ne se bâtit pas dans la compromission. Elle ne se construira jamais avec des héritages politiques déshonorants. Elle a le devoir de se construire avec des choix responsables, une vision prospective efficiente du développement et une capacité de penser de nouveaux modèles économiques qui ne seraient pas des pâles copies de ceux de l’homme blanc, dont les limites sont déjà connues.
Et les Hommes pour penser cette Afrique-là, le Togo en regorge. Alors Togo, que se passe-t-il pour que tes dirigeants tombent dans les faiblesses des anciens régimes hérités de l’administration coloniale ?
Ne penses-tu pas qu’il est temps de te repentir de tes voies et de t’engager dans la dynamique de la Révolution économique, politique et idéologique qui consacrera la victoire de l’Afrique nouvelle sur le colon qui n’a point besoin que tu connaisses le développement ?
Je m’interroge et j’ose espérer que le bon sens nous unira très bientôt autour de notre idéal commun : l’Indépendance Economique de l’Afrique qui se développera alors pour son propre compte, sans fouet ni harnais.
Hassane Magued

lundi 1 août 2011

L’occident a toujours été contre l’émancipation des Africains.

Pour justifier la violation de la souveraineté de la Côte d’Ivoire et de la Libye les puissances occidentales ont évoqué leurs ‘’devoirs’’ de sauver la démocratie et de protéger les populations civiles. Ces arguments fallacieux ont pourtant emballé une partie importante des Africains. Et c’est dommage que les Africains de n’aient tiré aucune leçon de l’histoire douloureuses du continent pour comprendre que les pays occidentaux ont toujours été contre l’émancipation des peuples du continent noir. Les éléments sont légion pour illustrer la volonté profonde de l’Occident de maintenir à vie l’Afrique sous domination.
La traite négrière.
Les puissances occidentales ont mis sur pied une Justice Pénale Internationale qui ne s’occupe que des crimes contre l’humanité commis par les nations et individus faibles, notamment les Africains. Or, le plus grand crime contre l’humanité a été commis par les occidentaux contre les Africains. Ce crime, c’est la traite négrière. Au 16e siècle plusieurs grands Etats indigènes (Monomotapa en Afrique Australe ; l’Empire Songhaï en Afrique occidentale ; le Kanem-Bornou) se sont constitués. C’est en ce moment que des commerçants européens débutent le tristement célèbre commerce des esclaves noirs. La révolution industrielle offre aux européens une supériorité militaire qui leur permet de soumettre des chefs africains pour organiser un véritable chasse aux esclaves. La traite des Noirs a duré trois siècles (du 16è au 19e). La France n’a aboli l’esclavage qu’en 1848. Mais l’exploitation des esclaves est restée une réalité tolérée aux Etats-Unis jusqu’en 1865 et dans les colonies portugaises jusqu’en 1880.  Selon les historiens plusieurs centaines de milliers d’Africains ont été convoyés dans les calles de bateaux sur l’Amérique pour travailler dans les exploitations agricoles.
La colonisation
Après l’abolition effective de l’esclave africain, une nouvelle forme d’attrait pour l’Afrique naquit en Europe. A parti de 1870, les richesses naturelles du continent sont convoitées. En moins de trente ans la quasi-totalité du contient est colonisée. Cuivre, diamants, or, gomme, bois, huile de palme et autres sont autant de matières premières à exploiter. Malgré la résistance courageuse des Africains, en 1885, les puissances coloniales européennes se réunissent à Berlin en Allemagne et partagent le ‘’gâteau’’. A l’époque, le prétexte humanitaire est évoqué, les Européens affirmant vouloir protéger l’Afrique des Arabes en quête d’esclaves (un vrai faux prétexte).
Le soutien aux dictatures après les indépendances.
La seconde guerre mondiale à laquelle des troupes levées de force dans les colonies africaines a permis aux Africains de se rendre compte que le colon n’est pas  invincible qu’ils le croyaient. A partir de cette période, les velléités d’indépendance se firent jour et les Européens se sentirent obligés d’amorcer la décolonisation de l’Afrique qui a atteint sa vitesse de croisière en 1960. Pendant la colonisation les Occidentaux se sont déployés à privilégier des minorités ethniques qu’ils ont aidées à conserver le pouvoir après la proclamation des indépendances. Les armées formées à l’indépendance n’ont ainsi pour but que de maintenir au pouvoir la minorité ethnique privilégiée jusque là par le colon. Un autre type de complicité prend ainsi naissance : d’une part, l’ex-colonisateur conserve ses alliés géopolitiques (des vassaux) utiles pour son économie et s’assure que la vague des indépendances ne débouche pas sur une véritable autonomie africaine. Cela va jusqu’à l’élimination physique de dirigeants locaux tels que Patrice Lumumba au Congo, Olympio au Togo. D’autre part, l’ethnie au pouvoir reçoit de nombreux privilèges et voient sa suprématie légitimée par l’Occident. Pendant ce temps, les droits de la majorité des citoyens africains sont foulés. Les choses ont continué ainsi jusqu’à la fin de la guerre froide où l’occident a compris qu’il lui était difficile de continuer par soutenir les dictatures.
Les Programmes d’Ajustement Structurel (PAS).
L’Occident se plait d’une façade de démocratie dans de nombreux  pays africains et impose au continent les PAS qui entraînent la réduction des budgets des Etats consacrés au secteur social. On assiste à des licenciements en masse dans la fonction publique. Ce qui préoccupe les puissances occidentales, c’est comment permettre aux Etats africains d’engranger des sommes pour rembourser leurs dettes. Que les populations africaines meurent de faim ne dit vraiment pas mot à l’Occident. Et quand les consciences commencent par s’éveiller, on rebaptise les PAS : Pays Pauvres, Trop Endettés (PPTE) avec les fameux Documents Stratégiques de Réduction de Pauvreté (DSRP). Il s’agit d’une flopée de mesures d’un pyromane pompiste qui ne feront qu’embourber l’Afrique et les Africains.
Binafame