mardi 16 août 2011

Barack Obama et Nicolas Sarkozy encouragent l’accession au pouvoir en Afrique par des voies non constitutionnelles.


A la fin du mois de juillet, le président américain, Barack Obama a réussi à la Maison blanche, quatre chefs d’Etats africains (Yayi Boni du Bénin, Alpha Condé de la Guinée, Mamadou Issifou du Niger et Alassane Dramane Ouattara de la Côte d’Ivoire. Les médias occidentaux, visiblement instruits par leurs différents gouvernements, ont présenté la réception de ces quatre présidents par Barack Obama comme un encouragement à la démocratie ; comme quoi, ces chefs à en croire les Occidentaux et leurs médias, ont été élus à la suite de processus démocratiques crédibles (transparent et équitable). Auparavant, le chef de l’Etat ivoirien avait été reçu, sur instance de son ami Nicolas sarkozy, au sommet du G 8.

Mais, en réalité, il s’agit là d’une véritable escroquerie intellectuelle, d’un gros mensonge destinés à flouer les populations africaines afin de faire passer le diable pour Dieu. Il est vrai que Yayi Boni, Alpha Condé et Mamadou Issifou sont devenus présidents par voie constitutionnelle. On ne peut pas dire la même chose de Ouattara. Il est arrivé au pouvoir à la tête d’une rébellion qu’il créée depuis 2002 et qui a été soutenue par l’armée française. L’élection présidentielle de 2010 en Côte d’Ivoire n’a servi que de masque à un coup d’Etat en préparation depuis des années. C’est pour cela que Ouattara, soutenu par les gouvernements occidentaux et leurs valets de chefs d’Etats africains n’a pas accepté sa défaite pourtant proclamée par le Conseil Constitutionnel ivoirien, une juridiction dont les décisions sont insusceptibles de recours. Il n’y a pas de démocratie sans  respect scrupuleux des lois qu’un peuple s’est librement donné. Or, il est de notoriété publique que Ouattara n’a jamais eu d’égard pour les lois souveraines de la Côte d’ivoire. Il s’est fait proclamer président de façon anticonstitutionnelle.

La présence de Ouattara à la maison blanche, contrairement à ce qu’on veut faire croire aux Africains, est un danger pour la démocratie sur le continent. Désormais, beaucoup feront comme en Côte. Une fois qu’ils seront convaincus d’avoir le soutien des puissants de ce monde, ils refuseront le verdict des urnes s’il n’est pas en leur faveur. Que personne, fut-elle le président américain, ne nous trompe ; un bon processus électoral, c’est celui dont le contentieux se règle par voie constitutionnelle. Ouattra est un anti-constitutionnaliste avéré ; il est donc un antidémocrate.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire