dimanche 24 juillet 2011

Pourquoi les populations de l’Oti doivent sanctionner le régime en place en 2012.

Cinquante ans après l’indépendance du Togo,  le pays continue de s’enfoncer dans les profondeurs du sous développement par la faute du Rassemblement du peuple Togolais (RPT) au pouvoir depuis 1967. Dans l’ensemble, le Togo présente le visage d’un pays après une guerre fratricide.
Dans ce décor de sinistre, le sort que connaît la préfecture est très peu enviable. Le régime en place a tout mis en oeuvre pour que les habitants de cette préfecture disparaissent. La confiscation des terres fertiles pour établir une faune aux limites disproportionnées fait partie du plan machiavélique mis en place par le RPT avant l’avènement de la démocratie pour contraindre les populations de l’Oti à s’exiler. Aujourd’hui encore, l’Oti constitue le parent pauvre des quelques rares projets de développement du pouvoir en place.  Alors qu’au temps colonial, la ville de Mango constituait un véritable centre administratif, aujourd’hui, l’on n’y peut rien faire (même la simple carte d’identité nationale). Une grande partie de la préfecture est jusqu’alors considérée officiellement comme une faune, empêchant ainsi aux bonnes volontés d’entreprendre des activités pérennes de développement au profit des populations. Les cadres de l’OTI, membres du RPT ont fait la preuve qu’ils sont prêts à toutes les bassesses pour continuer de la maintenir dans le sous développement. Une des illustrations, c’est l’incendie de plusieurs domiciles à Mango en avril 2005 par des jeunes à la solde du RPT.
Les populations de l’Oti ne doivent donc pas apporter leurs voix à un parti et à des individus dont le dessein profond est en réalité de maintenir ses habitants dans la misère pour les contraindre à l’exil afin de transformer toutes les terres à une fosse aux lions et aux éléphants. En tout cas, le parti au pouvoir n’a jamais montré que la vie d’habitant de l’Oti vaut plus que celle d’un animal.
Binafame

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